Au lendemain de la visite triomphale de François Hollande au Mali, d«importantes frappes aériennes» françaises ont visé ce dimanche 3 février des dépôts logistiques et des centres d'entraînement jihadistes dans la zone de Kidal, dernier fief des groupes islamistes armés dans l'extrême nord du Mali, près de la frontière algérienne.
Si les deux principales villes du nord du Mali, Gao et Tombouctou, ont été reprises quasiment sans combats aux groupes islamistes armés qui occupaient ces régions depuis des mois, la situation est plus complexe autour de Kidal et du massif des Ifoghas.
C'est là que d'« importantes frappes aériennes » ont été effectuées dans la nuit de samedi à dimanche, au nord de Kidal et dans la zone de Tessalit, selon le porte-parole de l'état-major des armées françaises. Le colonel Thierry Burkhard a précisé que ces bombardements visaient « des dépôts logistiques et des centres d'entraînement » des groupes islamistes armés liés à al-Qaïda, un peu plus de trois semaines après le début de l'intervention militaire française.
Kidal, qui se situe à 1 500 km de Bamako, dans l'extrême nord-est malien, près de la frontière algérienne, a longtemps été le bastion d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un des groupes armés qui a multiplié les exactions dans le nord du pays.
Mais, avant même l'arrivée dans la nuit du 29 au 30 janvier de soldats français qui ont pris le contrôle de l'aéroport de la ville, elle était passée sous le contrôle du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, groupe dissident d'Ansar Dine) et du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg).
Ces deux groupes ont assuré la France de leur soutien, mais ils ont exigé qu'aucun soldat malien, ni ouest-africain, ne soit déployé à Kidal, berceau traditionnel des rébellions touaregs contre le pouvoir de Bamako, craignant notamment des exactions visant les communautés arabes et touaregs.
De nouveaux renforts français sont arrivés samedi à Kidal par avion, selon des habitants. Et des soldats tchadiens ont commencé à se déployer en ville.
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