Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Les tensions entre FARDC et FRPI persistent en Ituri

L'intégration du FRPI au sein des FARDC pose problème. Les tensions persistent entre cette milice et l'armée régulière en Ituri, dans la Province Orientale.

Des informations en provenance de la Province Orientale, précisément dans le district de l'Ituri, font état des « tensions persistantes » entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les miliciens du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) de Cobra Matata, au Sud du territoire d'Irumu.

Pas plus tard que le 17 janvier 2013 à Bavi, village que sa milice occupe, ce chef rebelle s'était dit disposé à réintégrer, sans condition, les rangs des FARDC avec ses hommes.

Il avait affirmé avoir ainsi répondu favorablement à l'appel que lui avait lancé le chef d'état-major des forces terrestres des FARDC, le lieutenant-général François Olenga, lors de son passage en Ituri, une semaine plus tôt.

En septembre 2012, le chef d'état-major du FRPI avait pourtant présenté au gouvernement un cahier de charge regroupant les préalables à leur intégration dans les FARDC. Il s'est agi, notamment de la reconnaissance de leurs grades au sein de l'armée, de l'amnistie pour les crimes commis et de leur brassage en Ituri. Cobra Matata lui-même, ancien milicien devenu colonel des FARDC avant de redevenir milicien, exigeait le grade de général de brigade.

UNE INTÉGRATION HYPOTHÉTIQUE

Mais, au regard de la recrudescence de l'insécurité créée ces derniers temps par le FRPI en Ituri, tout porte à croire que l'intégration de cette milice est hypothétique.

Mercredi 23 janvier dernier à Bunia, les notables de la communauté Ngity ont accusé les hommes de Cobra Matata de procéder à « des pillages systématiques » dans le territoire d'Irumu. Dans cette chefferie, les miliciens auraient emporté environ deux cents vaches en décembre 2012.

Dans la chefferie voisine de Bahema sud, quatre cents bêtes auraient été volées par le même groupe. Les notables de Ngity ont demandé aux éléments de la FRPI de mettre fin à ces vols qui risquent de compromettre les relations entre les ethnies dans la région. Cobra Matata a nié ces faits, les attribuant à un autre groupe armé local.

La situation sécuritaire dans la localité de Mambasa n'est également pas rassurante. Samedi 5 janvier, environ 14 personnes ont été tuées et une trentaine d'autres blessées, lors des affrontements entre les FARDC et les miliciens de Paul Sadala alias Morgan, à Mambasa-centre, situé à 168 km au Sud de Bunia.

D'après le bilan donné par la Croix-Rouge de la RDC, six militaires, quatre miliciens et quatre civils avaient péri au cours de ces combats. Les FARDC avaient capturé treize miliciens et récupéré quelques armes à feu, dont la quantité ni la qualité n'ont pas été précisées.

A la suite de cette insécurité, le 1er bataillon Bangladais de la Force de la Monusco poursuit conjointement avec les FARDC les opérations de bouclage et de ratissage dans les environs de la localité de Mambasa, « afin d'y déloger les forces négatives, rassurer et protéger les populations civiles ».

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