Cameroon Tribune (Yaoundé)

Cameroun: Refonte des listes électorales - Le temps presse

Le processus d'inscription des Camerounais sur les listes électorales est sur la dernière ligne droite. Ce n'est pas un truisme de le relever. La biométrie aura cependant alimenté le suspense depuis son lancement en octobre 2012.

On est passé de l'assurance aux balbutiements à mesure que le processus s'étendait sur toutes les unités administratives. Les premières difficultés ont été mises en relief. Les statistiques, disponibles au lancement de l'opération ont commencé à se faire discrètes. Et du coup, des voix se sont élevées pour questionner la capacité d'Elections Cameroon à inscrire le plus grand nombre en six mois.

Et puis, il y a eu vers la fin d'année la conférence semestrielle des gouverneurs de région, la réunion des délégués régionaux d'Elecam, et finalement le redéploiement des partis politiques à travers le pays pour relancer la refonte. A ce jour, sans courir le risque d'être péremptoire sur le nombre d'inscrits, tous les observateurs de bonne foi affirment que les équipes d'Elections Cameroon sont plus visibles et plus disponibles. Dans certains cas, les potentiels électeurs reconnaissent que l'inscription est rapide. Résultat : au 2 février, l'évolution des inscriptions dans le cadre de la refonte biométrique des listes électorales pointe 3 622 760 inscrits.

Mais au Conseil électoral, on a le triomphe modeste. Le président du Conseil électoral, Samuel Fonkam Azu'u, préfère inviter tous les Camerounais en âge de voter et titulaires de leur carte nationale d'identité à aller s'inscrire sans tarder avant le 28 de ce mois. Et la mobilisation à travers les partis politiques, la société civile, l'élite montre bien que tout le monde a pris conscience que l'inscription sur les listes électorales donnera accès à un vote sécurisé et transparent. Le changement de stratégie à la direction générale des Elections et dans les démembrements n'est pas étranger à cette embellie. Dans la région du Centre, le délégué régional a tout simplement lancé une campagne spéciale pour rendre ses équipes plus accessibles. A Yaoundé, comme ailleurs dans la République, les équipes d'Elecam séduisent et attirent. Des carrefours aux marchés, en passant par les regroupements associatifs, on trouve les kits électoraux et les inscriptions se déroulent sans souci.

Est-ce l'effet du coup de pouce des autorités administratives et des chefs traditionnels ? Possible. Tout en respectant l'indépendance d'Elecam, gouverneurs, préfets, sous-préfets et chefs traditionnels sont montés au créneau pour rappeler aux populations l'importance de l'inscription sur les listes électorales sous le règne de la technologie biométrique Ces responsables du commandement territorial facilitent du reste, à travers une bonne communication, l'obtention gratuite de la carte nationale d'identité. L'organisation des audiences foraines est aussi facilitée. Magistrats et autorités administratives travaillent ainsi en synergie pour éviter les tracasseries aux populations qui finissent par s'inscrire. La date du 28 février est à nos portes. Les spots le rappellent à travers les médias. Les responsables politiques et les acteurs de la société civile aussi. A trois semaines de cette échéance, c'est le moment pour chacun de jouer son va-tout. A la convocation du corps électoral, ceux qui auront fait la fine bouche n'auront plus que leurs regrets. Elecam lui, aura déjà d'autres défis à relever.

Ads by Google

Copyright © 2013 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.