9 Février 2013

Nigeria: Emmanuel Emenike - «C'est d'abord le travail d'une équipe»

Photo: Sydney Mahlangu/BackpagePix
John Obi Mikel et Victor Moses du Nigeria.

interview

Depuis le début de la CAN 2013, l'attaquant nigérian Emmanuel Emenike est impressionnant. Grâce a un coup franc puissant qui a fait mouche contre la Côte d'Ivoire, le joueur du Spartak Moscou est devenu la révélation du tournoi. Il est actuellement en tête du classement des buteurs avec le Ghanéen Wakaso (quatre réalisations). L'ancien joueur du championnat sud-africain nous a accordé un entretien exclusif.

De nos envoyés spéciaux à Johannesburg,

Avant tout, comment allez-vous avant cette finale contre le Burkina ?

Bien. J'ai vraiment hâte d'y être !

Vous avez marqué à quatre reprises durant cette CAN. Quel est le but le plus important pour vous ?

Sans aucun doute celui contre la Côte d'Ivoire. J'ai marqué contre une grande équipe sur un coup de pied arrêté. Pour moi, c'était de la folie ! J'étais vraiment très heureux.

Devenir le meilleur buteur du tournoi, c'est désormais un objectif ?

Au début, je n'y pensais pas, et cela n'a jamais été un objectif pour moi. J'ai toujours eu en tête de gagner cette coupe. C'était mon seul souci. Aujourd'hui, si j'ai les deux, je serai heureux.

C'est une surprise pour vous de voir le Burkina Faso en finale ?

Non. Tout le monde dit que le Nigeria va l'emporter facilement, mais durant la phase de poules, j'avais déjà dit à mes coéquipiers que cette équipe devait être prise au sérieux. Avec au bout un titre de champion d'Afrique, le Burkina aura encore plus d'envie. Comme nous d'ailleurs. Ce n'est pas un match traditionnel, c'est une finale pour l'histoire.

D'ailleurs, lors de votre première rencontre contre le Burkina en phase de poules, vous avez marqué mais ils sont revenus au score à la 94e minute (but d'Alain Traoré). Quelles leçons tirez-vous de cette rencontre ?

Toute l'équipe a compris après ce match que nous devions jouer jusqu'à la dernière seconde. Ce n'était pas une finale, mais maintenant pour cette deuxième rencontre, nous devons être concentrés et vigilants. Nous avons retenu la leçon.

Vous êtes une équipe jeune, mais vous semblez toujours avoir évolué ensemble. En tout cas, vous avez progressé très rapidement. Comment l'expliquer ?

C'est vrai, on ne se connaissait pas beaucoup et on a très peu joué ensemble. Alors on a beaucoup travaillé à l'entraînement et les choses sont allées très vite. A chaque match, nous avons été meilleurs. A partir de la troisième rencontre, nous avons trouvé notre vitesse de croisière. Je ne suis pas surpris car au départ, tout le monde était persuadé que ce groupe pouvait fonctionner. A commencer par les joueurs.

Vous êtes en train de briller en Afrique du sud, là où vous avez réellement commencé votre carrière. Quel est votre sentiment ?

Ah, cela me rend vraiment heureux de briller ici où je me sens comme à la maison. C'est peut-être pour cela que je réussis maintenant. Je connais bien ce pays, et depuis le début de la CAN, chaque jour j'ai des souvenirs qui remontent de cette époque.

Beaucoup d'observateurs disent que vous êtes la révélation du tournoi. Qu'en pensez-vous ?

Je ne sais pas. Je ne dirais pas que je suis le meilleur. Pour moi, c'est d'abord le travail d'une équipe. Par exemple, j'ai un super coach qui a cru en moi alors que je n'avais rien montré de génial en équipe nationale. D'ailleurs, on critiquait son choix en disant qu'il n'avait pas pris de buteur. J'étais bon avec l'équipe, mais les buts ne venaient pas (avant la CAN, Emenike n'avait marqué qu'une seule fois avec le Nigeria, ndlr). Cela m'a beaucoup troublé et déplu alors que je réussissais avec le Spartak Moscou. Je le remercie de m'avoir donné cette chance.

Comment se passe votre collaboration avec Moses ?

C'est une joie d'être aux côté d'un tel joueur. Tout comme avec Brown Idaye. On se comprend et c'est ce qui fait notre force. Notre attaque s'entend à merveille.

Vous avez aussi la chance d'avoir à vos côtés Jay-Jay Okocha et Nwankwo Kanu...

Oui, Kanu est toujours avec moi dans les vestiaires pour me donner des conseils et m'encourager. C'est très motivant pour moi.

Pensez-vous que cette CAN va vous permettre de rejoindre un club plus prestigieux, par exemple en Angleterre ?

Je ne sais pas. Pour le moment, ce n'est pas d'actualité et ce n'est pas quelque chose qui me préoccupe. Moi, peu importe où je joue, le plus important c'est d'être concentré sur mon équipe. Je ne me préoccupe que de l'endroit où je suis. Si un jour un accord intervient entre mon club et Londres, je l'étudierai. Mais ce n'est d'actualité.

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