Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Kinshasa présente Goma comme « une ville défendue comme il se doit en cas d'attaque »

Le gouvernement de la RD Congo a assuré vendredi 8 février à Kinshasa que la ville de Goma (Nord-Kivu) sera « comme il se doit en cas d'attaque » par les rebelles du M23.

« Un grand quotidien de Kinshasa a annoncé, le 7 février 2013, des mouvements des mutins du M23 en renforcement de positions autour de la ville de Goma. En tout état de cause, la ville de Goma est protégée et sera défendue comme il se doit en cas d'attaque. La population ne doit pas céder à la panique. Le M23 n'a jamais pris Goma à lui seul. Et ce n'est pas demain qu'il réalisera cet exploit », a déclaré le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga et porte-parole du gouvernement au cours d'une conférence de presse en son cabinet.

A son avis, « il faut espérer que l'adoption par les deux parties du rapport sur la revue de l'Accord de paix de 2009 intervenue le 6 février à Kampala a vidé les raisons pouvant expliquer un quelconque chantage sur la RDC ».

L'évaluation aux pourparlers de Kampala de la mise en oeuvre de l'Accord de paix de 2009 ayant révélé que « 15 dispositions sur les 35 arrêtées le 23 mars 2009 avaient été totalement mises en oeuvre, 8 autres l'ont été partiellement et 12 seulement ne l'étaient pas encore », Lambert Mende a indiqué que « le gouvernement continue de participer de bonne foi à la rencontre de Kampala ».

A propos de la brigade internationale d'intervention, qui a « désormais un contenu » et qui sera déployée à la frontière de la RDC avec le Rwanda, le ministre des Médias a dit qu'« un consensus s'est dégagé lors du dernier Sommet de l'Union africaine à Addis Abeba », en Ethiopie.

« Engageant au départ la RDC, le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi, l'Accord-cadre a été étendu à l'Angola, au Congo-Brazzaville, à l'Afrique du Sud et à la Tanzanie. Il devrait être paraphé fin février 2013 par les pays précités qui constituent ainsi le groupe dit 8+1 (Onu) », a-t-il indiqué.

Rébellion au Sud-Kivu, viols de femmes

S'agissant d'« une certaine Union des Forces révolutionnaires du Congo (UFRC) qui aurait vu le jour au Sud-Kivu et se présente comme une coalition de groupes armés », le ministre des Médias a accusé « un candidat député national malheureux » d'en être le chef avec « l'objectif de déstabiliser le régime de Kinshasa en partant de la thèse d'élections mal organisées ».

« La fameuse UFRC prétend être basée à Bukavu, une ville dont elle n'a pas le contrôle. Bien plus, elle prétend avoir l'adhésion des responsables de la société civile qui, pourtant, ont un point de vue fondamentalement opposé au sien », a ironisé Lambert Mende.

Quant au communiqué de Human Rights Watch annonçant que « des rebelles du M23 et des militaires de l'armée congolaise ont violé des dizaines de femmes et commis d'autres crimes de guerre pendant l'occupation par cette rébellion de la ville de Goma » entre le 20 novembre et le 1er décembre 2012, il a dit que « le gouvernement en prend acte et note que ces chiffres (au moins 76 cas de viols de femmes et de jeunes filles) sont en baisse par rapport aux 126 victimes signalées par d'autres sources ».

« Comme vous l'aurez constaté à travers les procès tenus par des tribunaux militaires à divers endroits, notamment à Rutshuru et à Fizi, le chef de l'Etat ne tolère plus aucun cas d'impunité en RDC. Bien plus, la dignité de la femme congolaise doit être protégée à tout prix », a souligné le porte-parole du gouvernement.

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