Kinshasa — Le président de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, a reçu en audience le jeudi, 7 février dernier, le Ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda.
Au cours de cette audience, les deux hommes ont fait le tour d'horizon des questions essentielles, concernant les assurances quant au dénouement de la crise dans la partie Est de la RD. Congo, d'une part, et de l'autre, les mécanismes de mise en oeuvre et de suivi de l'accord de paix de Kampala. Crispus Kiyonga, Ministre ougandais de la Défense et Facilitateur du dialogue entre le Gouvernement et M23y était présent.
L'audience de plus de trois heures aura cristallisé les grandes questions de la paix, en République Démocratique du Congo, ainsi que de la sécurité et de stabilité de la Région des Grands Lacs. Et, plus spécialement sur la garantie quant au dénouement de la crise dans la partie Est de la République Démocratique du Congo et aux mécanismes de la mise en oeuvre et de suivi de l'accord attendu de Kampala.
Raymond Tshibanda Tunga Mulongo, Ministre congolais des Affaires étrangères, à la tête d'une délégation restreinte du gouvernement congolais, était l'hôte du Président Yoweri Museveni. Y était aussi présent, le Ministre de la Défense de l'Ouganda, Crispus Kiyonga, Médiateur des pourparlers entre le Gouvernement congolais et le groupe rebelle M23.
L'audience a eu lieu le jeudi, 7 février 2013, au State House d'Entebbe. Ce grand et luxueux palais présidentiel qui jonche une colline sur les flancs du lac Victoria garde encore le mutisme de cette audience.
Cette audience est intervenue quelques jours après l'adoption du rapport sur l'évaluation de l'accord du 23 mars 2009. Les deux parties aux pourparlers de Kampala ont établi un bilan satisfaisant sur l'évaluation de ce fameux accord du 23 mars qui contenait 35 points.
De cette évaluation l'on retient que 15 points ont été réalisés parfaitement, 8 points évalués partiellement et 12 points non pas été réalisés. Donc, il était temps de faire la restitution au Président de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, sur les conclusions du rapport qui a abouti et la signature, le 7 février 2013, du premier point inscrit à l'ordre du jour de ces pourparlers.
Il s'agit de l'évaluation de l'accord du 23 mars 2009. Poursuite des travaux La signature apposée au bas du premier document portant accord du premier point inscrit à l'ordre du jour signifie-t-elle la fin des pourparlers ? Selon les indications obtenues, les travaux vont se poursuivre.
Ce qui fait que les deux parties continuent à affûter leurs armes pour attaquer le deuxième point de l'ordre du jour, qui aurait déjà traité des questions sécuritaires en rapport avec la libre circulation des personnes et des biens, le fonctionnement des services de sécurité, la restitution des biens publics et privés pillés par le M23 ainsi que la réparation des dommages du fait de la guerre.
Et, le point trois en rapport avec les questions sociales, politiques et économiques se focalise sur la violation de la Constitution, les droits de l'homme, la loi sur la nationalité, le développement économique en RDC, la libération des détenus du Cndp de Laurent Nkunda, l'Amnistie générale et le scrutin du 28 novembre 2011.
Il reste à savoir si Kinshasa va débattre de cette question ou, éventuellement, va écouter l'autre partie, quitte à voir dans quelle mesure répondre aux desideratas des rebelles du M23.

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