Libération (Casablanca)

Maroc: Rencontre sur les flux migratoires

La manifestation de Dakar a été organisée par le CNMS et le Forum social sénégalais.

Des acteurs associatifs marocains et sénégalais ont initié, durant ce week-end à Dakar, une réflexion citoyenne sur la migration entre le Maroc et le Sénégal, un comportement humain séculaire, compte tenu des liens historiques entre les deux pays, qui doit préserver son authenticité face à la conceptualisation occidentale de la migration et le verrouillage des frontières.

Des intellectuels, des juristes, des syndicalistes et des acteurs d'ONG des deux pays ont décortiqué, à cette occasion, le mouvement des populations entre les deux pays à travers l'histoire et les étroits liens humains, spirituels et culturels qui n'ont jamais été contraints par la notion frontière.

La manifestation, organisée par le Conseil national des Marocains du Sénégal (CNMS) en partenariat avec le Forum social sénégalais, s'inscrit dans le cadre des préparatifs du Forum social mondial (FSM) qui se tiendra en 2013 au niveau du Maghreb (Tunisie) après une édition ouest-africaine qui s'est déroulée à Dakar en 2011.

Intervenant à l'ouverture de cette rencontre, le président du CNMS, Mohamed Farssi a souligné que le traitement de la question de la migration doit nécessairement prendre en considération les relations privilégiées entre le Maroc et le Sénégal.

Concernant la migration clandestine et particulièrement celle de transit vers l'Europe, le président du CNMS a indiqué que cette rencontre vise à initier, d'un commun accord avec les acteurs sociaux sénégalais, des outils d'informations pour prévenir tout problème de nature à impacter l'excellence des relations entre les deux pays.

Pour sa part, Mamadou Mignane Diouf, président du Forum social sénégalais a souligné que «cette rencontre est une réflexion citoyenne entre Sénégalais et Marocains surtout, entre Subsahariens et Maghrébins en général, pour analyser le phénomène qui se pose aujourd'hui entre ces deux sous-régions africaines souvent confrontées à des problèmes liés à la migration clandestine».

Pour M. Diouf, il faut «rassembler les données relatives» à la migration irrégulière entre les deux pays, voire les deux sous-régions, pour ensuite «les analyser et, éventuellement, élaborer des solutions qui seront remises à qui de droit, à savoir les gouvernements».

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