Sidwaya (Ouagadougou)

15 Février 2013

Burkina Faso: Fespaco 2013 et crise au Mali

Photo: RFI
Fespaco 2013

éditorial

La XXIIIème édition de la biennale du cinéma africain se tient à Ouagadougou du 23 février au 2 mars 2013. Placée sur le thème « Cinéma africain et politiques publiques en Afrique », cette édition se tient dans un contexte sous régionale marquée par la guerre contre les « barbus et les fous d'Allah » dans le désert malien.

Pour donner des informations de première main aux professionnels de cet art, une forte délégation du festival a fait une tournée sur les bords de la Seine et de la capitale de l'Europe (Bruxelles).

Cette tournée a permis à l'équipe de Michel Ouédraogo, le délégué général du FESPACO, de jeter les bases d'une communication qui rassure sur les mesures prises pour permettre aux festivaliers de ne pas craindre pour leur sécurité lorsqu'ils seront sur la terre du « Pays des Hommes intègres ».

Le Burkina Faso a une expérience à revendre dans le cadre de l'organisation des manifestations internationales à caractère politique, économique et culturel.

L'on se souvient des multiples sommets organisés par notre pays pour bâtir un monde nouveau autour des problématiques qui concernent la marche du monde. Fort de ce constat, les milliers de festivaliers qui seront à Ouagadougou doivent faire confiance au dispositif sécuritaire mis en place pour pallier toute éventualité et faire face à toute menace d'où qu'elle vienne.

Le comité d'organisation a pris au sérieux la question de la sécurité en mettant en place une organisation spéciale pour l'ouverture et la clôture du festival et une autre chargée spécialement des questions de sécurité tout au long de la manifestation culturelle.

Ainsi, l'ouverture et la clôture du festival ont été confiées au chef d'escadron Yaya Traoré, qui selon des indiscrétions est un homme rompu au maintien de la sécurité publique et la lutte contre le terrorisme. Quant à la sécurité durant tout le temps du festival, sa charge revient au Commissaire Michel Ky.

Mieux, au niveau national, une opération antiterrorisme, comprenant un millier d'hommes, veille sur les frontières du Burkina Faso, notamment celle avec le Mali.

On le sait, toute sécurité ne vaut que si elle procure la quiétude et le bien-être à l'endroit de ceux et celles pour qui cette sécurité a été mise en place. Comme le disait Patrick Süskind, « pour se servir de sa raison, on a besoin de sécurité et de quiétude ».

Les 101 films en compétition provenant de 35 pays seront jugés par un jury. Ce jury a besoin de sécurité en vue de bien regarder les films pour en choisir « the best of the best » (le meilleur des meilleurs). Les organisateurs de FESPACO en sont conscients, le peuple burkinabè en est conscient.

D'où l'obligation pour les touristes, les visiteurs et les festivaliers de faire confiance au Burkina Faso, qui durant des décennies a fait montre d'une stabilité politique hors du commun malgré les troubles de 2011. La XXIIIème édition de la fête du cinéma et de la télévision africaine promet de répondre aux attentes du public.

Et, ce ne sera pas la menace terroriste qui empêchera le Burkina Faso de faire vivre une belle fête à tous les amoureux du 7ème art. N'ayez donc pas peur ! Car Albert Einstein le disait, « l'homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute avancée technologique »

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