Après Me Ousmane Ngom et Oumar Sarr, Abdoulaye Baldé a été hier, vendredi 15 février 2013, le troisième député à avoir perdu son immunité parlementaire à être auditionné dans le cadre de la traque des biens mal acquis. L'ancien ministre des Mines et par ailleurs Secrétaire général de l'Union des centristes du Sénégal (Ucs) est ressorti, vers 19h, libre de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane où il était convoqué depuis le matin.
Abdoulaye Baldé a sacrifié hier, vendredi 15 février 2013, aux auditions enclenchées dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Le député maire de Ziguinchor a été entendu à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane de 10 heures du matin à 19 h. Venu répondre à sa convocation à l'heure indiquée, le chef de file de l'Union centriste du Sénégal (Ucs) s'est dit très serein au moment où il entrait dans la Caserne Samba Diéry Diallo où l'attendaient les enquêteurs de la section de gendarmerie.
Revigoré certainement par les nombreux militants de son parti et amis venus le soutenir, Abdoulaye Baldé a dit son soulagement devant une telle manifestation de solidarité. Entendu pendant plusieurs heures, l'ancien ministre de Me Wade est sorti finalement libre des mains des pandores pour regagner sa maison familiale. Interpellé par la presse, Abdoulaye Baldé s'est dit soulagé de pouvoir expliquer aux enquêteurs les origines licites de ses biens. Il a fait par ailleurs remarquer qu'il n'est pas rancunier et que les enquêteurs ne font que leur travail.
Après Karim Wade, Me Ousmane Ngom, Samuel Sarr, Madické Niang, Oumar Sarr et cie, Abdoulaye Baldé était convoqué par les enquêteurs pour s'expliquer sur les soupçons d'enrichissement illicite qui pèsent sur les tenants de l'ancien régime libéral. Député de la 12ème législature, le maire de Ziguinchor avait perdu son immunité après que les membres de l'hémicycle ont voté, le 10 janvier dernier, la levée de la protection parlementaire.
Abdoulaye Baldé avait d'ailleurs refusé de se présenter à l'Assemblée nationale quant les députés ont voulu l'entendre, dans le cadre de sa levée d'immunité parlementaire. L'ancien ministre libéral des Mines avait déclaré qu'il s'est, lui-même, ôté son immunité du fait qu'il voulait se blanchir des accusations d'enrichissement dont il faisait l'objet. Des accusations qui indexent son rôle dans la gestion « cahoteuse » de l'Agence nationale de l'organisation de la conférence islamique (Anoci) dont il était l'ancien directeur exécutif.
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