Photo: La Presse «Je rencontre aujourd'hui, mardi 19 février, le Dr Moncef Marzouki, président provisoire de la République, en vue d'examiner les prochains pas à franchir dans le cadre de la composition du gouvernement. Le deuxième round de concertations tenu, hier, avec les partis politiques m'a permis de comprendre qu'il n'y a pas de consensus sur mon initiative de gouvernement de compétences non partisanes, telle que je l'ai présentée au peuple».
Voilà l'essentiel de la déclaration du chef du gouvernement Hamadi Jebali, diffusée, hier, par la télévision nationale.
Toutefois, il a tenu à relever «des avancées importantes lors du premier round de négociations tenu vendredi dernier, sur la voie de la recherche d'autres consensus de nature à aboutir à une autre solution».
Insistant sur son attachement à demeurer franc avec le peuple, Jebali souligne : «Je n'ai pas mélangé les deux processus, à savoir un gouvernement de compétences indépendantes, d'une part, et un gouvernement mixte, d'autre part.
Malheureusement, ma proposition n'a pas bénéficié du consensus que j'attendais. Je n'accuse aucune personne d'avoir torpillé l'initiative et je n'en fais porter la responsabilité à aucune partie».
Le chef du gouvernement poursuit encore : «Je rappelle qu'il y a un progrès qualitatif pour parvenir à un autre consensus sur la composition du gouvernement. La porte des concertations n'est pas fermée et nous examinerons ce consensus. Etant de nature optimiste et convaincu de l'intelligence des Tunisiens, je suis sûr que nous parviendrons, le plus tôt possible, à une autre solution, et ce, dans le cadre de notre engagement à servir notre pays».
Hamadi Jebali conclut sa déclaration en relevant: «L'initiative d'un gouvernement de compétences non partisanes a eu le mérite d'avoir évité à la Tunisie de glisser, le 6 février, dans le chaos. Elle a regroupé les partis politiques autour de la même table de négociations et ouvert la voie à la recherche d'une solution.
Nous n'avons d'alternative que de chercher, ensemble, une autre solution. Et le président provisoire de la République est la première personne concernée par la recherche d'une autre solution».
Il est à préciser que le chef du gouvernement a rencontré, hier, Mohamed Jmour, secrétaire général adjoint du Parti des patriotes démocrates unifié (Ppdu).
Ce dernier a déclaré à l'issue de l'entretien: «Notre position rejoint la position du Front populaire vis-à-vis de l'initiative de Hamadi Jebali. J'ai fait part de nos réserves quant à cette initiative qui n'a pas comporté un engagement clair sur la dissolution des ligues de protection de la révolution et des organisations sécuritaires parallèles».

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