Le Potentiel (Kinshasa)

19 Février 2013

Afrique Centrale: Le pays, 5ème économie de la CEEAC

Les statistiques établies par le bureau sous-régional pour l'Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) désignent la République démocratique du Congo ((7,5%) comme étant la 5ème économie de Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) derrière l'Angola (qui représente pour 48,5% la principale économie de cette région), le Cameroun (13,2%), la Guinée équatoriale (8,6%), le Gabon (8,3%) et avant le Congo (6,7%).

La CEEAC note que, sur les dix pays membres qui la composent, seuls l'Angola, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon et la Guinée équatoriale (exactement la moitié) versent normalement leurs contributions statutaires.

« C'est un écueil pour le financement du processus d'intégration régionale », déplorent des sources internes citées mardi 19 février par Xinhua. La CEEAC (composée en outre du Burundi, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de Sao Tomé & Principe et du Tchad)est entraînée dans un processus devant conduire à une fusion avec la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) regroupant pour sa part, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la RCA et le Tchad.

Pour ce projet découlant des recommandations de rationalisation des communautés économiques régionales de l'Union africaine (UA), les deux institutions ont mis en place en 2011 un comité de pilotage qui peine à avancer faute de financements.

Les 100 millions de francs CFA (200.000 USD) promis par la CEEAC n'ont toujours pas été débloqués, rapporte l'agence chinoise de presse.

« Autant la CEEAC que la CEMAC ont deux mécanismes de financement qui s'appellent, pour la CEMAC, la taxe communautaire d'intégration, et pour la CEEAC, la contribution communautaire d'intégration. Ces outils ont été mis en place par les Etats, mais ils ne sont pas appliqués totalement par un certain nombre d'Etats.

Cela fait que les contributions ne sont pas versées régulièrement et ça bloque le fonctionnement », a expliqué à Xinhua Carlos Bonfim, directeur des politiques macro-économiques, du commerce et de l'industrie au sein de cette organisation basée à Libreville au Gabon, pour justifier de tels engagements non tenus.

« Le taux pour la CEEAC, c'est de 0,4% des importations des Etats membres en provenance de l'extérieur de la zone. Pour la CEMAC, c'est de 1%.

Ça devrait faire des recettes très importantes pour financer le processus d'intégration, mais malheureusement ces ressources ne sont pas mises à la disposition des deux institutions de manière régulière, tel que c'est prévu par les textes », a-t-il ajouté.

Difficultés de mobilisation des contributions statutaires

La CEEAC, qui a reconduit à la réunion ministérielle tenue vendredi 15 février à Yaoundé (Cameroun) le budget de 300 millions de francs CFA (600.000 USD) du comité de pilotage sans préciser ses modalités de financement, cite l'Angola, le Cameroun, le Congo- Brazzaville, le Gabon et la Guinée équatoriale comme les pays s'acquittant plus ou moins régulièrement de leurs obligations.

Elle constate en revanche que « le Burundi, la RCA, la RDC, Sao Tomé & Principe et le Tchad traînent le pas pour la simple raison que ce sont des pays économiquement faibles ou en conflit ».

Au milieu du tableau, le Tchad fait cavalier seul avec 4,7%, loin devant le Burundi et la RCA respectivement à 1,1% et Sao Tomé & Principe (0,1%).

Selon Xinhua, l'Union africaine a fixé le délai de 2017 pour la mise en place effective d'une zone de libre-échange continentale prévue par le Traité d'Abuja de 1991 instituant la Communauté économique africaine.

Son objectif est d'accroître le commerce intra-africain, actuellement de 11% du commerce total du continent (contre 72% pour le commerce intra-européen, 52% pour le commerce intra-asiatique, 48% pour le commerce intra-nord- américain et 26% pour le commerce intra-sud et centraméricain) et sa part dans le commerce mondial (3,2% à l'heure actuelle).

La CEEAC devrait être liée par ce type d'accords avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA).

« Une expérience appréciable de tripartite existe déjà entre le Marché commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe ( COMESA), la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).

Elle couvre 26 pays et une population de 530 millions d'habitants, soit 57% de la population du continent, pour un produit intérieur brut (PIB) total de 630 milliards USD », rappelle Xinhua.

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