L'Express de Madagascar (Antananarivo)

22 Février 2013

Madagascar: Concertation dans le secteur minier

Photo: Guy Oliver/IRIN
Le secteur minier malgache s’efforce de respecter de plus en plus les règles de l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI)

Une éventuelle révision du code minier, après concertation et dans un contexte apaisé. Ces points figurent parmi les priorités du ministère des Mines, cette année.

Un « oui mais » de Rajo Randriafeno. La ministre des Mines du gouvernement d'Union nationale n'est pas contre une amélioration de certains points du code minier, afin que le secteur puisse renforcer sa contribution dans le développement du pays. Mais cette démarche devra se faire dans un climat d'apaisement, et être précédée d'une concertation entre et avec tous les acteurs du secteur. D'ailleurs, ce sera une des priorités de son département pour cette année 2013. Une rencontre de réflexion de toutes les parties prenantes sera organisée bientôt, afin d'identifier la nouvelle politique minière.

« Les éventuels amendements et réformes devront s'adapter aux aspirations économiques nationale, comparées aux réalités économiques mondiales et aux pratiques internationales. Les résolutions doivent sauvegarder les intérêts partagés des Malgaches et des opérateurs miniers, et sous-tendre vers une économie minière durable pour le pays », a déclaré la ministre dans un discours-bilan en début d'année, et dans lequel elle a également dressé les perspectives de cette nouvelle année.

Grande résolution

Mais la révision du code minier n'est pas le seul dossier important au coeur des priorités, cette année. Il y a également le gel de la délivrance des permis miniers suite à la situation politique et dont les impacts sont catastrophiques pour le secteur et l'économie en général. La baisse du frais d'administration en fait partie. Pour les opérateurs, cette mesure constitue un véritable blocage pour le développement de leurs activités. Logiquement, l'obtention d'un permis est un droit pour ceux qui ont rempli les conditions légales et réglementaires pour la poursuite de leurs activités.

« Une décision devra être prise. Et les opérateurs qui remplissent les conditions requises doivent être aidés », a souligné la ministre.

Par ailleurs, ce département devra se pencher sur plusieurs dossiers particulièrement chauds, dont entre autres, la gestion des ruées. Des cas qui ont déjà été constatés l'année dernière continuent d'alimenter l'actualité d'aujourd'hui, comme l'exploitation illicite de saphir au coeur de la forêt protégée de Didy.

Le maintien de la candidature de Madagascar pour être conforme à l'Initiative pour la transparence des industrie extractive (EITI) nécessite également la vigilance et l'appui de ce département. La fin du financement accordé par les bailleurs de fonds pour le fonctionnement du secrétariat exécutif de Madagascar complique davantage la situation. Mais le ministère des Mines a déjà annoncé son intention d'apporter son soutien, pour qu'il puisse poursuivre ses activités.

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