La Presse (Tunis)

Afrique: Exportation vers l'Afrique - Après les TIC, les services de santé

Appelée à accompagner les profondes mutations que connaît la carte géoéconomique mondiale, la Tunisie tente de s'inscrire dans cette mouvance de rapprochement des économies émergentes et prometteuses du continent africain.

Les professionnels tunisiens des technologies de l'information et de la communication l'ont déjà compris. D'ailleurs, ayant fait leurs preuves dans certains pays africains, ils jouissent aujourd'hui d'une notoriété qui peut aider à l'exportation d'autres biens de service, tels que la médecine. Il va sans dire que l'on compte déjà certains professionnels évoluant dans des pays africains. Mais il est temps de changer de braquet et de mettre le turbo, au moment où l'économie nationale traverse des périodes de grande turbulence.

Les effets bénéfiques d'une telle orientation ont été approuvés et admis par les médecins, pharmaciens, économistes et professionnels du secteur de la santé réunis, ce mardi, au siège de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica) à l'occasion d'une conférence de presse préparant la tenue, à Abidjan (Côte d'Ivoire), de la deuxième édition du salon « Saidalya ».

Un salon dédié à la fabrication et à la distribution des médicaments, à la promotion des cliniques privées, du matériel médical et des logiciels appliqués aux domaines de la santé.

Deuxième du genre, après une première édition réussie en 2012 dans la même ville, cette édition qui aura lieu les 25 et 26 avril prochains et qui réunira 150 cardiologues d'Afrique du Nord et de la sous-région, dont 34 cardiologues tunisiens, devra permettre à la médecine tunisienne de susciter l'intérêt des participants africains pour en faire l'écho une fois de retour chez eux.

Dans ce sens, ont abondé M.Boubaker Zakhama, président de la fédération nationale de la santé, et le reste des intervenants lors de la conférence de mardi, soulignant que les opérateurs économiques qui prendront part à la 2e édition du salon « Saidalya» à Abidjan oeuvreront à l'augmentation des flux et des échanges entre les pays africains, l'organisation rationnelle des transferts sanitaires, la mise en place de lignes de production et de fabrication de médicaments, la participation à la rénovation des cliniques en Côte d'Ivoire et l'échange d'expériences entre les médecins et les pharmaciens tunisiens et ivoiriens.

Des orientations notamment louées aussi bien par le représentant de l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en Tunisie que par M. Charles Bouguifo, président de la plateforme Tunisie-Côte d'Ivoire, qui ont affirmé au fil de leurs interventions respectives que les besoins de leur pays en services et produits de santé et la confiance dont jouit le corps médical tunisien auprès des parties prenantes chez eux s'avèrent propices à un plus grand partenariat profitable aux deux peuples amis.

Il y a lieu de noter, par ailleurs, que la Côte d'Ivoire couvre 322 mille km2 pour une population d'environ 22 millions d'habitants. Dans ce pays où le PIB est estimé à 23.800 millions de dollars et le PIB par habitant à 1.600 dollars, l'on compte uniquement 1.053 pharmaciens en 2007, 5.328 médecins, soit 24 médecins pour chaque million d'habitants, 10.180 infirmiers, 593 chirurgiens dentistes et 19 laboratoires d'analyses biologiques et médicales.

Le taux de mortalité y est de 9,96 pour mille et la mortalité infantile est estimée à 63,2 pour mille. Des chiffres qui donnent à lire que la médecine tunisienne pourra bien s'exporter vers ces contrées pour finalement servir l'économie nationale.

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