La Prospérité (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: MONUSCO - La nouvelle brigade d'intervention va combattre les groupes rebelles !

Kinshasa — Devant le Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-moon, a présenté hier, vendredi 22 février 2013, son rapport sur la situation sécuritaire à l'Est de la RD-Congo.

Dans ce rapport, il est également question du renforcement du mandat de la Mission de l'Onu pour la Stabilisation en RD-Congo, Monusco.

En effet, après la chute de la Ville de Goma, les troupes de la Monusco ont été prises à partie par une frange non négligeable de la communauté tant nationale qu'internationale.

L'occupation de la capitale provinciale du Nord-Kivu a été vécue comme un cuisant échec des casques bleus. Depuis, un débat a vu le jour tant en RDC qu'au niveau des principaux bailleurs de la mission onusienne pour sa transformation en une force d'imposition de la paix.

A ce stade, indique-t-on dans les couloirs de l'Onu, le Conseil de sécurité réfléchit sur la possibilité d'autoriser le déploiement d'une "brigade d'intervention", une sorte de "force spéciale" qui aura pour mission de combattre les groupes armés et, en particulier, les rebelles du M23.

Laquelle force devra bénéficier de moyens sophistiqués et de l'usage de drones, ces avions sans pilotes capables de prendre fidèlement des images sur ce tout ce qui bouge sur le théâtre des opérations.

C'est demain, dimanche 24 février que son principe sera acté à Addis-Abeba, en Ethiopie, par l'accord-cadre à signer par une dizaine de Chefs d'Etat, en présence du SG de l'Onu, M. Ban Ki-moon.

M. Ban Ki-moon veut, visiblement, en finir avec l'insécurité récurrente à l'Est de la RDC. Il a promis, à travers un rapport qu'il a défendu devant le Conseil de sécurité, ce vendredi 22 février 2013, une nouvelle stratégie pour faire face aux violences à l'Est du Congo-Kinshasa.

Concrètement, le Secrétaire Général de l'Onu, face à la précarité de la situation sécuritaire dans la partie orientale de la RDC, avec le nombre infiniment croissant d'attaques des groupes armés contre les civils, propose une nouvelle stratégie qui permettrait de s'attaquer aux causes des crises récurrentes et de trouver une solution politique stable.

Convaincu que les éléments de l'ancien Congrès national pour la défense du peuple, Cndp de Laurent Nkunda, qui forment actuellement le M23, ont consolidé leur pouvoir sur une partie importante de la province du Nord-Kivu, M. Ban Ki-moon, avec sa nouvelle stratégie, veut faire face à cette nouvelle vague de violences qui se déferle sur l'Est de la RDC. Surtout que, souligne-t-il, la situation humanitaire est devenue plus qu'alarmante.

D'où, il faut revisiter le mandat de la Monusco qui, reconnaît-il par ailleurs, a apporté suffisamment son appui logistique aux Forces armées de la République Démocratique du Congo. Toutefois, une chose est de s'attaquer aux groupes armés. Mais, une autre, c'est d'obtenir des garanties des pays voisins de la RDC de s'interdire tout soutien aux groupes armés opérant en RDC.

Ici, les analystes pensent que l'Onu devrait jouer franc jeu pour dénoncer ou, mieux, citer nommément les tireurs de ficèles que sont le Rwanda et l'Ouganda, clairement identifiés par le panel d'experts de l'Onu qui ont publié des rapports suffisamment documentés qui démontrent à suffisamment que des enquêtes minutieuses ont été menées.

L'Onu qui appelle à l'arrêt de l'impunité dans la CIRGL, devrait prêcher par l'exemple, en prenant des sanctions contre les pays qui soutiennent des rébellions au Congo-Kinshasa. C'est aussi cela s'attaquer aux causes des crises récurrentes et de trouver une solution politique solide.

Sinon, il sera difficile, si pas à exclure, toute idée de la coopération régionale en vue de résoudre des questions sécuritaires.

S'attaquer aux causes, c'est également recommander la libéralisation de l'espace politique, non seulement en RDC, mais également dans tous les pays de la région des Grands Lacs.

C'est aussi, encourager la réconciliation entre hutu et tutsi après le génocide rwandais de 1994, pour que les Interahamwe et autres Fdlr regagnent leur pays et laissent les congolais en paix.

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