Télégramme228 (Lomé)

23 Février 2013

Togo: Amnesty international « très préoccupée » par le sort des détenus

Dans une déclaration publique en date du 21 février, Amnesty International après avoir fait le point sur ces vagues d'arrestation dans le cadre de l'affaire des incendies des grands marchés de Lomé et de Kara se dit très préoccupée par le sort qui est réservé aux personnes détenues.

Faisant le point des échanges qu'elle a eu avec ces détenus dont plusieurs responsables politiques, la branche togolaise de cette organisation internationale révèle que « la moitié des personnes rencontrées par Amnesty International ont déclaré qu'elles n'avaient pas été clairement notifiées des motifs de leur arrestation ».

D'autres encore, toujours rencontrés par Amnesty International Togo, « ont affirmé avoir eu des difficultés à être assistés par un avocat », du fait d'un refus souvent opposé par les autorités de gendarmerie.

Ce sont là, entre autres situations qui inquiètent Amnesty International quand aux conditions de détention de ces individus ; des conditions qui sont contraires au droit international.

Cette structure cite entre autres cas, celui « notamment de Jean Eklou, le dirigeant des jeunes de l'Alliance nationale pour le changement (ANC), détenu à la Direction générale de la gendarmerie et qui a été menotté pendant les deux premiers jours de sa détention aux pieds et aux mains jour et nuit et obligé de dormir dans cette position.

Ces conditions de détention ne respectent pas les garanties mises en place par l'Ensemble de règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus qui prévoit que les instruments de contrainte tels que menottes, chaînes, fers et camisoles de force ne doivent jamais être appliqués en tant que sanctions ».

Aussi, le cas de l'ex-député UFC, exclu du parlement, Ouro Akpo Tchagnao, préoccupe Amnesty International.

Arrêté le 28 janvier, il serait « resté 48 heures privé de nourriture et détenu dans un lieu qui n'était pas connu de ses proches.

Certaines personnes, détenues au lieu dénommé « la Réserve » ont dormi à même le sol alors que d'autres qui sont malades n'ont pas eu accès à un médecin.

C'est le cas d'Attiley Apollinaire, chauffeur de Jean Pierre Fabre, président de l'ANC, qui a des problèmes à la hanche et qui marche difficilement à l'aide d'une béquille ».

Il est à noter que dans le cadre de l'enquête sur les incendies de Kara (dans la nuit du 9 au 10 janvier) et de Lomé (dans la nuit du 11 au 12 janvier), ils sont 25 personnes membres ou proches de partis d'opposition à être arrêtées et détenues par la gendarmerie.

Ce qui laisse croire en une vague de répression contre des opposants politiques à quelques mois des élections législatives prévues pour cette année.

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