Centrafrique: Le cantonnement des troupes de la Seleka reporté

Photo: HDPTCAR
(Photo d'archives) - Des rebelles dans le nord-est de la Centrafrique.

En Centrafrique, les opérations de cantonnement des rebelles de la Seleka, qui devaient commencer ce dimanche 24 février, ont été reportées à une date ultérieure. La rébellion dénonce le non-respect des points contenus dans l'accord de paix signé à Brazzaville le 11 janvier 2013. Le gouvernement invoque quant à lui des problèmes techniques.

Les rebelles centrafricains de la Seleka refusent leur cantonnement, annoncé samedi 23 février par la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac). La rébellion, qui a menacé de faire chuter par les armes le général-président Bozizé en décembre dernier, refuse donc pour l'instant cette étape de la démobilisation de ses troupes.

La Seleka accuse François Bozizé de pas respecter des points cruciaux de l'accord sur la Centrafique, signé à Libreville le 11 janvier dernier sous les auspices du président congolais Denis Sassou-Nguesso et de ses homologues gabonais et tchadien Ali Bongo et Idriss Déby.

« Le président Bozizé n'a pas exécuté la part de l'accord de cessez-le-feu, à savoir la libération des prisonniers et le départ des troupes étrangères, explique Eric Massy, porte-parole de la Seleka. Il y a une mise au point qui est actuellement en cours pour trouver une position commune vis-à vis de l'ensemble du processus permettant de ramener la paix dans le pays. »

Et M. Massy d'ajouter : « Il faut savoir que trois éléments de la Seleka ont été arrêtés à Damara et emmenés à Bangui il y a trois jours, et qu'il y a deux jours, un élément de la Seleka a été arrêté, mis dans un sac de farine et emmené à Bossambélé. Donc, cela a créé une tension vive au sein des troupes, car certains sont prêts à la reprise des activités pour mettre un terme à cette situation. »

Du côté du gouvernement centrafricain d'union nationale et de transition - qui associe des ministres de la Seleka -, on avance une explication technique à ce report. Ainsi, l'opération devrait - dit-on - commencer par le regroupement de quelque 1 700 éléments rebelles stoppés dans la ville de Damara, considérée comme la ligne de démarcation par les dirigeants d'Afrique centrale ayant arbitré les négociations de Libreville.

« Le gouvernement a estimé que le déplacement pour le démarrage effectif du cantonnement devait être reporté pour des raisons techniques, liées parfois à des questions d'intendance, explique Christophe Gazam Betty, ministre centrafricain de la Communication. Le Premier ministre a décidé que nous reportions ce déplacement, afin que ces questions soient réglées. »

« Nous profitons de cette occasion pour appeler la population centrafricaine, et surtout les familles qui sont dans les zones occupées, à ne pas se laisser aller au découragement, ajoute le ministre. Ce cantonnement tant attendu se fera très vite. Cette volonté politique existe, elle n'a pas varié et s'est plutôt amplifiée. »

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