Sidwaya (Ouagadougou)

Sénégal: Menaces présumés des djihadistes - Une alerte à la bombe « terrorise » Dakar

La nouvelle d'une menace des djihadistes par une alerte à la bombe au centre ville de Dakar a mis les forces de sécurité sénégalaises sur le qui-vive dans la journée du vendredi 22 février 2013. Dans cette revue de presse que nous vous proposons, les médias du pays reviennent sur la situation qui régnait et le dispositif sécuritaire mis en place.

Comme une traitée de poudre, une alerte à la bombe dans le centre ville de Dakar, a mis les populations et les forces de sécurité sur le qui-vive. Quelques médias chauds comme la presse en ligne et les radios faisaient déjà passer l'information dans la matinée. Quant à la presse écrite, la plupart des journaux avaient la nouvelle à la une, le samedi 23 février. Dans sa parution du week-end du 23 au 24 février 2013, le quotidien « Walfadjri » explique que la chose n'a pas fait rire les services de sécurité. En effet, pouvait-on lire dans ses colonnes, « la presque totalité des édifices a été quadrillée par les éléments de la Brigade d'intervention polyvalente (BIP) et par les éléments de police ». Il ajoute que de la paroisse Jean-Paul II de Thiaroye à celle de Notre-Dame du Cap-Vert de Pikine, en passant par la grande cathédrale, la rue qui mène à l'ambassade des USA et le siège du Ministère sénégalais de l'intérieur, entre autres, ont été sécurisés. Selon le journal, « Le quotidien », « l'alerte à la bombe contre l'ambassade des Etats-Unis au Sénégal ... a même amené la sécurité de la chancellerie américaine, informée par les services de renseignement sénégalais, à déconseiller au personnel de l'ambassade de se rendre au travail et aux responsables du collège de la cathédrale d'évacuer leurs élèves ».

La source de l'alerte

Le Quotidien rapporte que les services de renseignement sénégalais ont été informés d'une menace à la bombe visant l'ambassade des Etats-Unis au Sénégal. Ainsi, ayant informé leurs collègues de l'ambassade américaine, ces derniers en ont fait de même à l'intention du personnel et des ressortissants américains. Le journal poursuit que le Sénégal a mis le Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et le Groupement national des sapeurs-pompiers (GNSP) en alerte, fouillant la chancellerie américaine, sans rien trouver de suspect. Ainsi, explique le média électronique « xamle.net », « l'ambassade américaine qui craignait le pire, a envoyé des messages à ses ressortissants pour leur demander de s'éloigner du centre ville. Ce qui a mis les autorités policières sénégalaises sur le qui-vive ». Pour le site « koaci.com » pour qui « Dakar se bunkérise ! » après l'alerte, le quartier du centre ville, appelé le plateau, abrite une bonne partie de l'administration sénégalaise comme la Présidence de la république, l'Assemblée nationale, le siège du gouvernement, plusieurs ministères, en plus de l'Institut français (ex-CCF).

Les visiteurs, a indiqué le site, y faisaient l'objet de fouilles systématiques et sévères. Citant un diplomate américain, koaci.com soutient que la cathédrale et la mosquée de Dakar Plateau était les cibles de la bombe présumée. Les sites « La senegalaise.com » et « Lesenegalais.net » donnent de part et d'autre, les mêmes informations. Pour Lesenegalais.net », l'ambassade de France à Dakar, a lui aussi interdit tout stationnement de véhicules étrangers et tout rassemblement de personnes devant ses services. Le site estime cependant, qu'il s'agit de mesures prises depuis l'envoi de soldats sénégalais au Nord-Mali. Les médias comme le quotidien « Le pays », informent également que l'ambassade de la France à Dakar a fait passer un communiqué similaire. Sur son site, la représentation diplomatique française a aussitôt démenti l'information le 22 février, dans un communiqué succinct.

« Suite à des informations publiées notamment par la presse en ligne, l'ambassade de France dément avoir publié le moindre communiqué de sécurité demandant à ses ressortissants d'éviter le centre ville ce vendredi 22 février 2013. Dans la période actuelle, il est particulièrement important d'éviter la propagation de fausses rumeurs », peut-on lire. Pour Le pays, il s'agit pourtant d'une vieille information. En effet, le journal rapporte que ses sources sont formelles que l'alerte date du jeudi 14 février 2013, soit une semaine plus tôt.

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