Le Conseil de sécurité a donné son feu vert au secrétariat général des Nations unies de déployer des drones, à titre expérimental, pour surveiller les mouvements des groupes armés et assister la Monusco dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Interrogé sur la question, le général Babacar Gaye, conseiller militaire de Ban Ki-moon, a déclaré: « Nous attendons avoir une meilleure connaissance de la situation, des informations qui vont infirmer ou confirmer les différentes présuppositions qu'on ne manque pas de faire. Donc, nous attendons une meilleure appréhension de la réalité ».
Pour ce haut fonctionnaire de l'Onu, la technologie des drones est bien répandue et mieux connue dans le monde. Le secrétaire général de l'Onu avait écrit au Conseil de sécurité, en décembre 2012, pour recommander l'utilisation de ces avions sans pilote dans l'Est de la RDC.
Le président du Conseil de sécurité de l'Onu, au mois de janvier, ambassadeur du Pakistan à l'Onu, a répondu dans une lettre publiée et approuvé l'utilisation de ces drones dans l'Est de la RDC. La Monusco a confirmé, le mercredi 23 janvier, l'accord du Rwanda qui rejoint les positions de l'Ouganda et la RDC sur l'utilisation des drones dans les frontières de ces trois pays.
«Nous savons que tous les trois pays concernés viennent de donner leurs accords. Donc on va progresser. Il y a des choses qui ne se font pas souvent sur la place publique, mais nous évoluons», a déclaré le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai, au cours d'une conférence de presse à Kinshasa.
Selon lui, l'idée de placer des drones sur les frontières de la RDC, du Rwanda et de l'Ouganda date d'il y a quatre à cinq ans. La décision d'envoyer des drones dans l'Est de la RDC est saluée par bon nombre de personnes à Goma. Ils sont persuadés que le déploiement de ces avions permettra de faire la lumière sur les accusations et le soutien aux groupes rebelles entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda.
«C'est une bonne chose partiellement parce que ça va nous aider à dénicher certaines choses qui se font sur nos frontières. Il y aura des précisions si les troupes rebelles sont renforcées à partir du Rwanda ou non. Qu'on puisse avoir l'image sur les sites de groupes armés et leurs logistiques», a indiqué le rapporteur général adjoint de la Société civile de la province du Nord-Kivu, Etienne Kambale.
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