La Tribune (Algiers)

Algérie: La rue en constante ébullition

Les conflits syndicaux à travers la wilaya de Béjaïa ont connu un recul relatif au cours de l'année 2012.

Les débrayages répétitifs, qui paralysaient les services publics, ont baissé sensiblement en raison de l'adoption et l'entrée en vigueur des statuts particuliers de la Fonction publique et des régimes indemnitaires y afférents. Précédemment, les mouvements de grève étaient récurrents dans des secteurs comme l'éducation nationale, l'enseignement supérieur, le système de la santé ou l'administration locale.

La revalorisation des salaires et l'intégration des contractuels, principales revendications des grévistes, ont été ainsi partiellement satisfaites. Les quelques débrayages enregistrés au niveau des écoles portent souvent sur les conditions de travail ou la qualité des équipements. Des protestations épisodiques avaient cependant paralysé les communes.

Les fonctionnaires communaux réclament notamment la mise en oeuvre effective de leur statut et l'amélioration de leurs moyens de d'exercice. La grève, de plus deux mois des travailleurs de l'Entreprise nationale de réparation navale (Erenav) de Béjaïa, représente, pour ainsi dire, le seul bras de fer enregistré durant cette période. Exigeant l'alignement de leurs salaires sur ceux de leurs collègues des autres unités et la réintégration inconditionnelle de trois syndicalistes arbitrairement licenciés lors d'un précédent débrayage portant sur cette même revendication, les 250 salariés, convaincus de la légitimité de leur action, ne lâchent pas prise.

Cependant, les conflits sociaux, les plus difficiles à traiter aujourd'hui, sont ceux nombreux où la population investit l'espace public pour exposer ses problèmes quotidiens. Presque chaque jour, les habitants des villages éloignés et ceux des cités populeuses manifestent dans les rues et paralysent les axes routiers pour dénoncer la dégradation des routes, la prolifération des ordures, une distribution litigieuse de logements, une coupure prolongée d'eau potable, le manque d'entretien des réseaux d'évacuation des eaux pluviales ou le manque de transport. Ce type de situations pénalise énormément les usagers et se solde par des perturbations à tous les niveaux. Les présidents d'APC, les chefs de daïra et les responsables des établissements publics sont généralement mis à l'index pour manque d'initiatives, laisser-aller et mauvaise gestion.

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