Gabonews (Libreville)

7 Juin 2013

Gabon: Insalubrité - De la SOVOG à CLEAN AFRICA

Lors de son interpellation, ce vendredi à l'Assemblée Nationale, sur la politique du Gouvernement face à la question de l'insalubrité devenue préoccupante dans la ville de Libreville, le Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de l'Immigration et de la Décentralisation, Jean François Ndongou, a annoncé la création de Clean Africa, ex Société de Valorisation des Ordures Ménagères du Gabon (SOVOG), pour redorer l'image de la capitale gabonaise.

En octobre dernier, le Président de la République a instruit le Gouvernement de prendre des parts dans le capital social de la société SOVOG, à hauteur de 70%.

Le 12 octobre 2012, un protocole a été signé avec le Fonds Gabonais d'Investissement Stratégique pour les conditions de rachat de 70% des actions de SOVOG.

Le 12 avril 2013, la société SOVOG devient la Compagnie pour l'Entretien, l'Assainissement et le Nettoyage en abrégé CLEAN AFRICA, avec pour objectif de régler le problème de l'insalubrité de l'agglomération urbaine de Libreville.

Depuis l'annonce officielle jusqu'à ce jour, l'entreprise procède à une mutation structurelle afin de mieux répondre à ces nouveaux objectifs.

Bien que l'Etat soit désormais majoritaire dans le capital de CLEAN AFRICA, ex SOVOG, il mettra à la disposition de cette nouvelle structure des moyens logistiques conséquents et des hommes rompus à cette délicate mission.

Sur les motivations de cette décision, les plaintes répétées des populations sur les insuffisances constatées dans la collecte des ordures ménagères.

D'où l'interpellation de l'Assemblée Nationale, ce jour, du Ministre de l'Intérieur.

« La SOVOG s'est retrouvée dans l'incapacité d'assurer sa mission de ramassage des ordures.

En prétextant attendre le règlement de sa créance pour renouveler son parc de camions », a expliqué Jean François Ndongou aux députés avant d'enfoncer le clou : « notre ville continue à être impropre ».

Pendant trois ans, de 2007 à 2009, l'état a versé à la SOVOG la somme de Cinq milliards sept cents millions de francs CFA (5.700 000 000 FCFA), pour réussir sa mission de collecte et de valorisation des déchets.

En retour, la SOVOG s'est engagée à collecter 150 000 tonnes d'ordures ménagères par an, pour une moyenne journalière de 500 tonnes environ.

Aujourd'hui, force est de constater que la SOVOG a véritablement du mal à honorer les clauses de son contrat dans le ramassage des ordures, d'où les difficultés se traduisant par les tas d'immondices d'ordures ménagères observés chaque année aux abords des voies publiques.

En prétextant attendre le règlement de sa créance pour renouveler son parc de camions, la SOVOG s'est retrouvée dans l'incapacité d'assurer sa mission de ramassage des ordures.

Tenant à préserver un cadre de vie sain aux populations, des moyens financiers ont été consenti dans l'assainissement de la route donnant accès à la décharge comme le souhaitait la SOVOG.

Conscient de la saturation du site de Mindoubé, en dépit des aménagements ponctuels en cours, il est prévu l'ouverture du site de Nkoltang afin de délocaliser définitivement la décharge de Mindoubé.

Pour sa part, la Mairie de Libreville vient d'autoriser l'installation des compacteurs sur les sites des marchés retenus.

Pour atteindre ses objectifs, articulés pour l'essentiel autour d'un changement radical du « disque dur » des Gabonais, la culture de la propreté dans tous les foyers du Gabon s'impose car, au-delà des opérations ponctuelles de « ville propre», « plans d'urgence de nettoyage », « journées citoyennes », c'est un besoin de vrais outils de planification et de mise en place d'un schéma directeur de ramassage et de gestion de déchets dont a besoin la capitale gabonaise.

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