Sidwaya (Ouagadougou)

11 Juin 2013

Burkina Faso: Impact socioéconomique de l'exploitation industrielle de l'or - La problématique au cœur d'une soutenance à l'ENAM

Pour l'obtention du diplôme d' administrateur civil, l'énarque Massa Hamidou Idrissa, a soutenu son mémoire de fin d'études, le jeudi 6 juin 2013.

Ce mémoire dont le thème est « Quelles contributions des sociétés d'exploitation industrielle de l'or au développement des collectivités qui les abritent : le cas de la Société des mines de Bélahourou, dans la commune rurale de Tongomayel, région du Sahel ? », a été jugé acceptable par le jury. En témoigne la note de 16/ 20.

Au Burkina Faso, selon une certaine opinion, « l'or coule à flot ». Alors, on penserait que les entités territoriales qui abritent les mines d'or, s'en frotteraient les mains. Mais au juste, qu'en est-il ? Telle est la question que s'est posée l'élève administrateur civil, Hamidou Idrissa Massa, dans son mémoire de fin d'études.

Ainsi a-t-il intitulé son thème , « Quelles contributions des sociétés d'exploitation industrielle de l'or au développement des collectivités qui les abritent : le cas de la Société des mines de Bélahourou dans la commune rurale de Tongomayel, région du Sahel ? ». Pour mener à bien ses recherches, Hamidou Massa a été encadré par Nia Gustave Millogo, enseignant permanent à l'Enam.

Entre sorties sur le terrain, entretiens et revue littéraire, le candidat a pu réunir des arguments pour vérifier ses deux hypothèses. La première, l'implantation d'une société d'exploitation industrielle de l'or dans une localité s'accompagnerait du développement de celle-ci, la seconde, l'activité minière pourrait cependant, avoir des impacts négatifs sur ladite localité.

C'est le 6 juin 2013, qu'il était « à la barre » pour défendre son mémoire, face à un jury présidé par le président de la Chambre commerciale de la Cour de cassation, Birba Jean-Claude Bonzi, et dont le rapporteur était Leban Marc Dabiré (par ailleurs juriste à la direction des mines).

Dans sa présentation, le candidat a d'abord justifié le choix de son thème par « le contexte national et africain marqué par le débat sur les industries extractives et leur contribution au bien-être des populations d'accueil ».

Par ce travail, le désormais administrateur civil, a affirmé vouloir contribuer à ces débats et apporter des éléments de réponse aux questionnements qu'il suscite. Aussi, à l'heure du processus de la décentralisation dans notre pays, l'action de tout citoyen est attendue à tous les niveaux.

Cette étude dans la région du Sahel, à l'entendre, « est notre contribution à l'édification de cette partie du Burkina », sa région d'origine. In fine, le travail de recherche, émaillé, par moments, de difficultés, a permis de savoir que la Société des mines de Bélahourou (SMB)a contribué, un tant soit peu, au développement des collectivités qui l'abritent (accroissement des recettes communales, réalisations d'infrastructures sociosanitaires et création d'emplois).

Cependant, regrette l'impétrant, la SMB dans son activité a aussi bien engendré des dommages sur l'environnement que dans le vécu quotidien des populations (dépravation des mœurs, profanation de certains lieux, renchérissement du coût de la vie, etc.).

C'est pourquoi le « chercheur » a conclu que le solde contributif de la SMB pour les communes qui l'abritent, est pour le moment, négatif.

D'où des recommandations à l'endroit de l'Etat, les autorités locales et la SMB). Le jury a jugé le travail digne d'intérêt et l'a sanctionné par la note de 16/ 20, mention Très bien, non sans formuler des observations pour l'amendement du document final.

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