Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Kharakhéna, la grande ruée des chercheurs d'or

Depuis 1907, disent certains, le Sénégal oriental cherche l'or à ses pieds à travers des sites traditionnels. Entre 2005 et 2006, cette course à la richesse a connu son heure de gloire. Au gré de la présence du métal précieux, les chercheurs construisent leurs logis.

En un laps de temps, ces aventuriers disparaissent comme ils étaient venus. Ces chercheurs effrénés de richesse laissent derrière eux une agriculture appauvrie, un système éducatif affaibli et une étendue de terre anéantie.

Dans ces villages de prédilection, se croisent des peuples venus d'horizons divers. A l'image de Kharakhéna, un village d'orpaillage, des sites comme Samécouta et Bantaco essayent d'exister.

C'est une histoire comme on en voit souvent. Celle de la ruée vers l'or, avec des populations désireuses de changer subitement leur maigre quotidien, quand le métal jaune apparaît sous leurs pieds.

Une présence avec ses corolaires (grand banditisme, prostitution, drogue et même assassinat) qui transforment les us et coutumes de toutes ces contrées concernées. Kédougou n'y échappe pas. Pire, la région se fait de plus en plus aspirée par la recherche effrénée du métal précieux.

A l'est et après quatre vingt dix kilomètres de parcours en quittant Kédougou, Kharakhéna est là. Un site d'orpaillage en pleine activité. Située dans le département de Saraya, la localité est passée, en l'espace de 2 à 3 mois, d'une population estimée deux cents à environ cinq à dix mille habitants. La recherche de l'or fait des émules.

L'ancien site de Dyabougou fermé, les populations se sont dirigées vers ce « nouveau » village. « Il n'y avait qu'une trentaine de maisons, il y a environ 6 mois. Aujourd'hui, on a même un marché et nous notons un boom économique dans cette cité peuplée de milliers d'habitants.

En une journée, un orpailleur peut obtenir 3 millions ou plus et l'agriculture est abandonnée au profit de l'or» soutient, la mort dans l'âme, Djalla Sadhiakhou, un « tomboulma » ou garant de la sécurité dans les sites. Un bienfait peut cacher des méfaits.

MAMELLE DES « DIOURAS »

Impossible de communiquer via son portable. Mieux encore, le réseau de la République du Mali s'affiche sur votre téléphone. Normal, on est à une vingtaine de kilomètres de ce pays. C'est ici donc que Kharakhéna s'est développé.

Une véritable zone tampon au brassage évident. Il est possible d'y retrouver pas moins de 9 aventuriers de nationalité ouest-africaine Burkinabés, Ghanéen, Sierra Léonais, Malien, Gambiens, Guinéens de Conakry et de Bissau etc.), venus tenter leur chance.

Pour espérer voir le « dioura » (lieux d'exploitation de l'or), il faut d'abord traverser le village de Kharakhéna. Ici, les habitations sont frugales. Elles ne durent que le temps de la présence de l'or. Le méli mélo est ambiant. Tout dans ces logis de fortune rappelle le grand désordre de ces localités construites à la hâte.

Les gens sont si pressés ici, le temps c'est de l'or. Même sur les sentiers qui mènent aux sites d'orpaillage, il faut être constamment aux aguets. Ceci, au risque de se faire renverser par ces grosses motos « apache » que conduisent les experts de l'or. Bref, ces cités dortoir des chercheurs de lendemains en couleur est glauque, lugubre.

A cela s'ajoute tout un business (du sexe également) très prolixe. Les échoppes font florès avec des produits de consommation de premières nécessités. Aussi avec l'or, on retrouve du luxe avec des motos dénommées « apache, qui se vendent à plus d'un million de Fcfa », souligne ce vendeur.

Le métal jaune, c'est également cet effet de puissance avec ces véhicules à deux roues, avec une musique à tout rompre et chevauchées par des trompe-la-mort. Oui, ils le sont, eux qui défient la vitesse et aussi qui risquent les vies à des dizaines de mètres sous le sol à la recherche du filon porteur.

Quelques minutes à patauger dans ces eaux gluantes et voilà les premiers trous ou « damma ». L'ambiance est bon enfant et le ramadan ne semble pas préoccuper ces chasseurs de trésors. On mange, on boit son thé à satiété. Le tout en prévoyant de suer à grosses gouttes sous cette chaleur en attendant de dégotter la timbale.

DES TROUS ENTRE MORT ET GALERE

Le décor du dioura est autre. Un festival de bâches bleues s'offre à perte de vue. Ces toiles protègent ceux qui sont dans les trous, de la forte chaleur d'été qui sévit ici à Kharakhéna. Et parfois même, de la pluie qui arrose les lieux. La vie ne semble tenir qu'à un fil ici et les gens titillent à tout instant la mort avec un seul objectif, se faire de l'argent.

Au pied de cette colline, un monde s'est formé, différent de tout ce que l'on avait l'habitude de voir. Thierno Saïdou Ba et Amad Moukhtar Ba viennent de la Guinée. Dans leur corvée, ils essayent d'extraire l'or de ce mélange boueux. L'entreprise est difficile mais au finish, ils nous montrent des traces jaunâtres.

C'est de l'or dira l'un deux. On ose à peine croire que pour sortir cette pépite, il aura fallu tout ce parcours. Cette remarque le fera sourire, il sait ce qu'il tient sur la paume de ses mains. Sa richesse.

Comme eux, une véritable population a essaimé autour des trous ou « dammas » à la recherche de la chance. Des vendeurs, des forgerons et même des motos pompes sont là. Soit ils sont en train de vider l'eau des « dammas », soit ils réparent les outils défectueux. La corvée est quasi présente dans les djouras, l'or vaut tous les sacrifices.

Il est difficile de s'imaginer que dans ces trous, on peut retrouver du trésor. Les bruits assourdissants du métal (burins et marteaux) au contact de ce sol très dur, ne sont pas de nature à les importuner.

Il se fait plus pressent au fur et à mesure que l'on s'approche du « damma ». Ici, les Burkinabès connaissent les différentes méthodes pour extraire l'or. Tandis que les Maliens, mieux bâtis, maîtrisent les techniques quant il s'agit de creuser. Le faciès de ces gens avec leurs scarifications et leur allure titillent la mort au fond des trous.

Peut-être à force de côtoyer la mort et tout ce mysticisme qui tourne autour de l'or, l'on en devient hideux, voir déshumanisé. La croyance voudrait ici qu'en cas d'éboulement avec son lot de morts, l'or va davantage refaire surface. En guenilles, trempés de boue de pied en cap, ils se déambulent dans les « diouras » ou bien reprennent leur souffle à côté du « damma ».

LES « TOMBOLMAS », GARDIENS DES SITES D'ORPAILLAGE

On a eu la chance de tomber sur l'assemblée de ces « tomboulmas », ou les chargées de régenter l'organisation dans les « diouras ». Lors de cette rencontre, ils étaient, entre autres, en train d'aplanir des divergences, de corriger des écarts de comportements de membres du « diouras ».

Les « tomboulmas » au nombre de 62, dans le site de Kharakhéna, sont choisis sur leur caractère d'hommes souples, éloquents, patients. Des gens capables donc de faire l'unanimité autour d'eux par la puissance du verbe.

Ces hommes sont recrutés pour assurer la surveillance, la sécurité et le bon fonctionnement des « diouras » ou sites d'orpaillages. Ils sont présents individuellement à chaque « damma » (trou profond) pour la recherche de l'or. Ils contrôlent le site même durant la nuit et veillent à la bonne exécution des travaux sur place.

«En cas de problème que nous ne parvenons pas à régler sur place, nous acheminons les concernés vers la gendarmerie.

Nous discutons des problèmes des « diouras » périodiquement, échangeons sur les orientations et les décisions à prendre », renseigne Fily Danfakha, chef des « tomboulmas » du site d'orpaillage de Kharakhéna. Ces « gendarmes» décident aussi des activités ou pratiques à tenir dans ces lieux.

Ainsi, ils veillent à ce qu'il ait ni vol, ni bagarre. De même, dans leur entendement, aucune calebasse, ni plat de riz ou encore de savon ne doit être présent ou arrive dans les « diouras ». La raison? Ce sont des faits qui « font fuir l'or ».

Les « tomboulmas » veillent aussi à ce qu'il n'y est pas de travail le lundi et le vendredi. Le premier jour étant un jour souvent utilisé pour les sacrifices humains à travers les « diallans».

Le deuxième, le vendredi, étant un grand jour où très souvent aussi des accidents perpétuels sont notés avec des cas d'éboulement des trous. Qui disait qu'il existe tout un mysticisme autour de l'or ? Il suffit de se pointer dans les « diouras » pour se rendre à l'évidence de cette croyance populaire.

Pour leur émolument, ces surveillants sont rétribués au nombre de sacs obtenus par chaque propriétaire de « dammas ».

LA PROSTITUTION SE DEVELOPPE

Dans ce village à dominance peulh, malinké et bambara, « la prostitution est très présente avec des filles qui viennent des grandes villes du Sénégal, de la Guinée Conakry, du Nigéria, du Mali, du Burkina, de la Gambie... » de l'avis de Djalla Sadhiakhou.

Car ce dont a « vraiment besoin l'or pour apparaître abondamment, c'est l'impureté». Mais le problème de Kharakhéna ne se résume pas seulement à un problème de prostitution. Le sexe est à toutes les portes et il existe un code pour parler de ces filles de joie.

« Kémé nani » ou 2000 F en langue mandingue, est le prix de la passe et en même temps le nom flanqué à ces travailleuses du sexe. Souvent, se désole le médecin chef de région, le Dr Habib Ndiaye, il n'y a pas d'Etat dans les djouras car « c'est la sexualité plein la vue avec des tarifs avec ou sans préservatif ».

Une horreur et le lit du Vih. Il est même fréquent, rappelle le médecin, de trouver des gens faire des pratiques sexuelles dans les « dammas » avant de se lancer dans la recherche de l'or. Croyance, quand tu nous tiens. 13 heures tapantes. Même les plus téméraires connaissent des coups de barre.

La fatigue est la plus grande terreur des aventuriers et des hasardeux. A l'ombre des arbres karité, ils se reposent et attendent. Mais bon l'espoir de trouver une richesse certaine à portée de houe, incite à se démultiplier.

Au-delà, il se pose aussi un véritable problème lié à l'accès à l'eau et au réseau d'assainissement. Sans parler du « risque d'intoxication à cause de l'utilisation du mercure et de la cyanure par les orpailleurs», renchérit Djalla Kharakhéna. Souvent, l'eau utilisée pour extraire l'or est déversée sur le sol.

Ainsi, avec le phénomène d'infiltration, celle-ci peut empoisonner la nappe phréatique. Et ce sera le début d'un désastre, si les populations consomment ce liquide.

Kharakhéna souffre également de ses bars et son insécurité grandissante. Après s'être fait plein d'argent, les populations envahissent le village et se saoulent à satiété. Ainsi, en plus des bagarres qui y sont florès, le village reste aussi le lieu «d'agressions et de vol».

A qui profite le désordre des « diouras » ?

Débauche, vol, agression, régression de l'agriculture, abandon de l'éducation, destruction de l'environnement avec des surfaces de terres minées et l'utilisation du mercure et du cyanure...

Aujourd'hui, le taux élevé de la prévalence du sida sans parler de la prostitution grandissante, de la flambée des prix des produits de toute sorte et du coût élevé du loyer et des tueries, les «diouras» en ont trop fait et continuent de centraliser toutes les énergies et de multitudes nationalités.

Même le plus petit détaillant accourt aujourd'hui vers ces zones d'exploitation traditionnelle de l'or pour vendre son petit produit au plus élevé des prix. Une glace qui se vend à 100 F à la ville vous revienne à 500 F dans les sites d'orpaillages. Tout récemment, le sang a coulé dans ces zones isolées qui semblent être, tout compte fait, régies par leurs propres lois et règlements.

L'exemple de la récente bataille rangée entre maliens et burkinabé qui s'est soldée par des dizaines de personnes tuées et d'autres gravement blessées a suscité malaise et désolation. L'on ne pourrait pas prévenir le prochain incident.

Rien n'est sûr devant ces catastrophes qui se perpétuent dans ces lieux. Dans les «diouras » ou sites d'orpaillage, la quête effrénée du métal précieux, l'or, a pris le dessus sur tout.

Point de tolérance, ni de partage. La règle d'or reste l'intérêt personnel et la pauvreté l'oisiveté. Devant cet afflux migratoire vers ces endroits, dorénavant, il semble loisible à tout orpailleur courageux de solder ses propres comptes même au prix de la vie d'une tierce personne.

PRIFIL Ansoumane Keïta : ce Malien titulaire d'une maîtrise en Sciences éco est un chercheur d'or

Les « diouras » ne sont pas que l'affaire des hommes ou femmes illettrés. On y retrouve toutes les couches. Tout essoufflé devant le « damma » familial, Ansoumane Keita prend l'air en attendant de repartir à la chasse au trésor. Bien bâti, avec un français approximatif, Ansoumane Keita a quitté la région de Kayes, au Mali, pour venir faire fortune à Kharakhéna.

Ce jeune titulaire d'une maîtrise à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion dans son pays a décidé de fuir les problèmes d'emploi dans son terroir.

Il a une certaine conception de la fraternité sénégalo-malienne qui se matérialise, de son point de vue, par ce véritable melting-pot que l'on voit dans les sites d'orpaillage. Se plaignant du manque d'argent, il dénonce les difficiles conditions de vie qu'il traverse et la chute fréquente des prix de l'or (entre 17500(prix minimal) et 22 000 F le gramme). Et pourtant, ils en bavent pour mettre la main sur le métal précieux.

Les « efforts sont très ardus » dans le travail de l'or soutient Ansoumane Keita surtout en cette saison des pluies où les trous sont souvent remplis d'eau qu'il faut évacuer à tout moment. Ansoumane est à sa cinquième mine qui ne donne toujours rien. Mais lui ne désespère pas.

Même si les réserves financières commencent à s'épuiser et il doit se nourrir, se laver, se soigner. Toutefois, son espoir c'est de retourner sous peu dans son pays pour y repasser des concours afin de réussir pour le bien de ses parents. En entendant cette providence, le pimpant jeune homme tout dégoulinant de sueur redescend dans le troue, houe à la main. La corvée recommence.

Adama Bâ, une femme propriétaire de « damma »

Jusqu'à récemment, seuls les hommes disposaient de « dammas ». Mais aujourd'hui, les femmes sont entrées dans la cadence à l'image d'Adama Bâ. Elle a abandonné Sambranbougou (un autre site d'orpaillage) à cause du feu qui a anéanti cette localité. Adama s'est remise à la quête du travail et a entendu parler du site de Kharakhéna.

Cette jeune fille de 25 ans, venue de Bamako, a quitté son travail de vendeuse de produits cosmétiques qui l'avait amenée à Kharakhéna. Vite, elle investit le travail de l'or et finance actuellement des hommes qui creusent, pour elle, les « dammas ». Elle désintéresse quotidiennement à 3000F chacun. Une somme qui permet de nourrir ses hommes. Adama ne veut pas tomber dans le piège de la prostitution.

« Les filles qui n'ont pas les moyens s'adonnent à la prostitution. D'autres y trouvent juste du plaisir. Elles sont nombreuses et sont essentiellement composé de Nigérianes, Burkinabès, et en petit nombre de Maliennes et de Sénégalaises», confie-t-elle. Et la jeune femme venue de Bamako ne veut pas rester les bras croisés :

« Je ne veux pas rester à la maison et ce métier me plait beaucoup ». Mais la jeune célibataire devra patienter encore. Qui sait, la chance peut sourire à tout moment. « On est en train de tester pour voir si l'on peut trouver de l'or. Si l'on a un filon, on procède à un traitement global, on vend l'or et on se partage l'argent en 6 parts ».

Selon elle, plusieurs filles disposent de « dammas dans le site. Mais la jeune femme est consciente des dangers qui la guettent dans ces lieux.

N'empêche, Adama s'est faite une religion, ne jamais se livrer à des rapports sexuels non protégés, souvent exigés par certains partenaires, au prix fort. Ben, avec cette réponse, elle jette le trouble. Est-elle seulement propriétaire de « dammas » ou essaie-t-elle d'arrondir les fins de mois en s'adonnant au plus vieux métier du monde ?

Samécouta, un site d'orpaillage déjà à l'abandon

Sur le chemin du retour, après Kharakhéna, Samécouta, à l'est, fut visité. Un site ouvert il y a 4 à 5 mois et distant de 10 kilomètres de la commune de Kédougou. De ce grand espace complètement abandonné de trous, il ne reste actuellement qu'un vide et des galeries impitoyables.

Le temps de 4 à 5 mois juste après sa découverte, l'or a décampé de cet endroit qui ne désemplissait pas de monde. «Les gens se sont adonnés au vol dans les galeries des autres.

Et comme c'est un métal qui a horreur de certaines pratiques tel que le vol, l'or a alors disparu. Les gens creusent mais ne trouvent rien » renseigne Tiguida Sakiliba. Elle s'est installée dans ce site depuis le début et pratiquait « merveilleusement» son petit commerce.

« Je gagnais entre 75 000 à 100 000 F Cfa par jour principalement dans la vente de glace. Mais maintenant, vous passez une journée sans quasiment obtenir aucun bénéfice », renchérit-elle.

Sur place, les quelques vendeuses, couchées et certaines personnes assises à même le sol, à l'ombre des arbres, se tournent les pouces au moment ou quelques rares orpailleurs, creusent dans les trous, galeries ou sont occupés à découvrir le métal précieux à l'aide de leur détecteur.

Avec son appareil détecteur de métaux acheté à plus de 4 millions de francs, ce jeune renouvelle encore et toujours le manège qui consiste à passer son appareil sur le contenu d'un sac pour détecter le précieux métal. Une, deux, trois fois rien. La machine est incriminée et on fait appel à un autre.

Ces chercheurs de trésor ne veulent pas se rendre à l'évidence que de l'or, il n'y en plus ici. Et pourtant, il y'a quelques temps, Ibrahima Danfakha s'est fait, en un après-midi, 3 millions de Fcfa.

Lui continue de creuser, mais cette fois sous forme de labyrinthe, afin de faire encore une fois un bon coup. Mais rien et le plus cocasse, il est convaincu qu'il va en trouver encore. L'espoir, toujours l'espoir.

Bref, la nature a un hideux visage à Samécouta. Des trous et galeries peuplent cet espace. Ces terres jadis arables, ne peuvent plus accueillir les semis.

A la question de savoir s'ils vont remblayer ces trous après avoir quitté ce site, la réponse est sans appel, « non ». Quelle anarchie. On gagnerait à faire de la sensibilisation sur cette question.

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