Camer.be (Bruxelles)

4 Septembre 2013

Cameroun: Commission nationale des droits de l'homme et des libertés, forte odeur de corruption

La corruption est au Cameroun ce que le vol est aux quatre frères dalton. Elle existe dans tous les milieux. S'invite dans tous les secteurs d'activités. Fait partie du quotidien des Camerounais de tous les bords. La commission nationale des droits de l'homme et des libertés créée en 1990 par un décret du chef de l'Etat, n'échappe pas à la règle. Le Dr Chemuta Divine Banda, président de la commission nationale des droits de l'homme et des libertés (Cndhl) vient en effet d'être pris la main dans le sac.

Les organisations de la société civile (Osc) réunies le lundi 02 septembre à Yaoundé. Dans le cadre de la journée de consultation en vue de l'adoption de la position du Cameroun, face aux recommandations issues de son premier passage périodique universel (Epu), ont également succombé à la tentation.

L'Epu est un nouveau mécanisme crée par la résolution 60/251 de l'assemblée générale des Nations-Unies en mars 2006. Il a pour objectif de procéder à un examen périodique universel sur la base d'informations objectives et fiables de la position officielle de chaque Etat. Sur les sujets aussi délicats que le respect des droits des homosexuels.

Pour le cas du Cameroun, son premier passage est intervenu le 1er mai 2013. Au cours de la treizième session qui s'est tenue du 22 avril au 03 mai. 81 pays sur les 192 Etats membres des Nations Unies, ont formulé 171 recommandations. Celles-ci doivent être examinées le 09 septembre prochain lors du deuxième passage du Cameroun. Ce passage du Cameroun s'inscrit dans l'exécution du deuxième cycle qui s'étende de 2012-2015. Pour la circonstance, il fallait mettre de l'harmonie et de la cohérence sur la position du Cameroun.

Homosexualité

Les débats ont été vifs sur le cas des homosexuels camerounais. Pour les uns, leur existence au Cameroun est une réalité. Ils vivent avec nous. Il faut prendre en compte leur apport dans la société. Pour les tenants de cette thèse, parmi lesquels figurent en bonne place des membres de la société civile présents au conclave de Yaoundé, le Cameroun doit bâtir une société tolérante. Leur penchant sexuel ne nuit à personne à préciser un leader de la société civile qui a tenu à garder l'anonymat.

« La constitution de notre pays protège tous les camerounais. Elle n'est point étrangère à nos coutumes. Elle existe depuis bien longtemps. Contrairement à ce que l'on enseigne à beaucoup de gens. Le Cameroun doit faire attention de bâtir une société homophobe. De nombreux compatriotes la pratiquent même ouvertement et certains sont relaxés devant les tribunaux c'est la preuve de l'acceptation de l'homosexualité. Ce n'est point une maladie. L'humanité a ses tares nous devons composer avec. Chacun naît avec ses penchants». A t'il conclu. Pour les partisans de la thèse opposée, le code pénal Camerounais punit la pratique de cette sexualité peu ordinaire. Cette question ne doit pas être abordée avec tant de légèreté.

A titre de rappel, le code pénal camerounais stipule qu'est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d'une amende de 20 000 à 200 000 F CFA. [Article 347 bis Ndlr].Pour trouver un consensus face aux différentes thèses, le Dr Chemuta Divine Banda a délié les cordons de la bourse. Il s'agissait pour le président de la commission nationale des droits de l'homme et des libertés (Cndhl) de trouver un terrain d'entente avant de présenter sa copie au gouvernement.

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