19 Septembre 2013

Sénégal: Aminata Touré préconise la tolérance zéro contre les auteurs de VBG

Photo: Yann Libessart/MSF
photo d'archives

Dakar — Le Premier ministre Aminata Touré a préconisé jeudi la tolérance zéro contre les auteurs de violences basées sur le genre (VBG), en faisant part de "la détermination du gouvernement à ne tolérer aucune forme de violence à l'égard des femmes quelle qu'en soit la cause".

"La loi s'appliquera dans toute sa rigueur à tous les auteurs de violence exercée à l'encontre des femmes et des filles", a dit le Premier ministre, à la clôture de l'atelier de restitution du document final de l'élaboration des "procédures opérationnelles standards (POS) sur la prévention et la prise en charge des VBG".

Le chef de l'Etat et le gouvernement accordent "une importance capitale" à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et à la prise en charge des victimes, selon Mme Touré.

C'est pourquoi "aujourd'hui, le chef de l'Etat (Macky Sall) a été choisi par le secrétaire général des Nations unies pour parrainer la plateforme de lutte contre les violences basées sur le genre dans les zones de conflits", a affirmé Aminata Touré.

C'est un signe de "reconnaissance des efforts que le Sénégal mène dans le cadre de la lutte contre toutes les formes de violence, notamment celles basées sur le genre", a-t-elle souligné.

Selon le Premier ministre, les VBG portent non seulement atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles, mais elles "limitent les possibilités de développement".

"On ne pourrait pas concevoir une société qui se développe et qui ne prend pas en compte plus de la moitié de sa population", à savoir les femmes, a dit Aminata Touré.

L'élaboration des "procédures opérationnelles standards pour la plateforme de service" facilitera, selon le Premier ministre, "une plus grande harmonisation des interventions des acteurs impliqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre".

Elle a cité, parmi ces acteurs, les ministères de la Justice, de la Santé et de l'Action sociale, de la Femme, de l'Intérieur, mais aussi les ONG et les associations.

"Du signalement de la victime de violences basées sur le genre à la prise en charge médico-sociale et la réhabilitation, en passant par l'accueil et l'orientation, chaque acteur assumera le rôle exact qu'il aura à jouer dans ce processus", a-t-elle ajouté.

Selon le Premier ministre, en adoptant les "procédures opérationnelles standards", il est possible d'"affirmer avec certitude que notre pays vient de franchir un grand pas dans la lutte contre les VBG". Ce pas en avant repose sur "une meilleure harmonisation des procédures dans l'accompagnement des victimes", a-t-elle souligné.

Mme Touré a exhorté les ministères concernés par ces "procédures standards" à veiller à l'application des règles adoptées, en vue de l'atteinte des résultats escomptés.

Le chef du gouvernement a magnifié "l'excellente collaboration" entre l'Etat du Sénégal et les institutions des Nations unies. "ONU-Femmes ne cesse de travailler à une plus grande synergie des acteurs, dans le cadre de cette problématique", a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre a fait part de sa "volonté ferme" de veiller à ce que la coordination des actions des ministères soit "efficace, efficiente et diligente".

Aminata Touré a appelé tous les acteurs, pas seulement les ministères, mais la société civile aussi, à soutenir la lutte contre les VBG. Au Sénégal et dans d'autres pays, des "organisations ont ouvert des chantiers en inscrivant ces questions dans les agendas nationaux", a-t-elle dit.

Aussi, a-t-elle invité les organisations de la société civile à intégrer ce processus, à bâtir des programmes qui utiliseront des "standards opérationnels", dans le but d"'arriver à ce que tous les acteurs déroulent des interventions conjointes, qui respectent le même niveau des standards pour lutter éradiquer efficacement ce phénomène".

Il s'agit, selon le Premier ministre, de "mettre les moyens et les efforts ensemble pour que toute victime puisse reporter son cas, bénéficier de soins de santé, protéger son intimité, mais aussi saisir la Justice et réintégrer une vie normale".

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