Sidwaya (Ouagadougou)

22 Septembre 2013

Afrique de l'Ouest: Programme de promotion de l'aviculture traditionnelle améliorée - Le ministre Jérémy Ouédraogo évalue dans le Sahel

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Jérémy Tinga Ouédraogo, a effectué une visite de terrain, le 19 septembre 2013, à Dori, dans la région du Sahel pour évaluer l'implantation du programme de Promotion de l'aviculture traditionnelle améliorée pour les jeunes et les femmes (PATA/JF).

Toujours dans sa quête de faire du secteur de l'élevage, un pilier essentiel dans la sphère économique du Burkina Faso, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Jérémy Tinga Ouédraogo, multiplie ses sorties de terrain pour galvaniser les producteurs.

Le jeudi 19 septembre 2013, c'est toute une délégation du ministère en charge des ressources animales qui s'est rendue dans la région du Sahel. Après son périple dans les régions du Plateau Central, du Centre et du Centre- Est, c'était au tour des producteurs du Sahel de recevoir la visite du ministre Ouédraogo.

En effet, l'autorité veut se faire une idée sur l'assimilation par les populations du Projet chargé de promouvoir l'aviculture traditionnelle améliorée (PATA/JF) au Burkina Faso. Visite d'unités avicoles, de porcheries, de laiteries et échanges avec les promoteurs sont, entre autres, les temps forts de cette sortie.

Le projet étant scindé en plusieurs phases, la première qui a permis au gouvernement de doter bien de jeunes (20 par commune) ruraux en équipement et autres intrants nécessaires à la pratique de l'aviculture traditionnelle est donc celle que le ministre cherche à évaluer le degré d'ancrage ainsi que les difficultés avant le lancement de la deuxième phase.

Pour le ministre Jérémy Ouédraogo qui a pu faire la ronde des différentes unités, c'est une satisfaction de voir la région du Sahel réputée pour son élevage de petits et grands ruminants (bovins, moutons, chèvres etc.) s'approprier le projet. Comme dans les autres régions, les producteurs ont profité de la visite du ministre pour lui soumettre un certain nombre de difficultés qu'ils vivent dans l'exercice de leurs activités avicoles.

Des difficultés qui se résument essentiellement aux équipements, aux aliments pour volaille, aux moyens financiers pour l'extension des basses-cours etc. Le ministre qui dit avoir effectué le déplacement pour connaître les contraintes que ces éleveurs vivent, a rassuré que le gouvernement, à la hauteur de ses moyens, va accompagner leur action.

Et au premier responsable du département des ressources animales de signifier que le choix de 20 jeunes par commune témoigne du fait que le gouvernement lui aussi est limité.

Pour ce faire, il a exhorté l'ensemble des promoteurs à faire un apport personnel pour compléter les efforts du gouvernement. Aux services vétérinaires, le ministre a également instruit d'être plus proches des éleveurs et de leur prodiguer sans cesse des conseils susceptibles de contribuer au rayonnement de leur travail.

Le cheptel porcin décimé

Dans la ville de Dori, le ministre s'est rendu au nouveau local non fonctionnel pour l'instant de la laiterie, visité des porcheries et échangé avec les éleveurs de porcs.

Dans les porcheries où le ministre a mis les pieds, le constat laisse les visiteurs perplexes. Une maladie non encore identifiée a frappé de plein fouet le cheptel porcin. Selon le directeur régional des ressources animales et halieutiques du Sahel, Gustave Kalkoumdo, des échantillons de cadavres ont été prélevés pour les analyses afin de déterminer la maladie ainsi que sa provenance.

De l'avis des spécialistes de la santé animale, « les symptômes font penser à une grippe porcine mais laquelle puisqu'il y en a plusieurs ». Seuls les résultats de l'analyse pourront situer les acteurs.

Le ministre, a pour sa part, parler de calamité au regard du nombre d'animaux décimés par cette infection généralisée dans les porcheries urbaines de Dori. Environ 442 porcs sont morts de cette maladie et le mystère demeurera tant que le mal restera méconnu.

Selon Christophe Ki, le plus grand éleveur de porcs de Dori, il disposait de plus d'un millier de bêtes, mais de nos jours il n'a que 4 porcs dans sa porcherie. Il lance donc un appel au gouvernement afin que des mesures soient prises pour accompagner les éleveurs de porcs à retrouver le chemin des « fours ».

«J'avais 1500 têtes. A cause de la maladie mystérieuse, j'en ai perdu 200. J'ai vendu le reste et aujourd'hui, il ne reste que 4.Il y a des gens qui n'ont même pas un seul porc dans leur porcherie, donc nous demandons au gouvernement de nous aider à relancer notre activité » a déploré M Ki.

Le ministre Jérémy Ouédraogo qui s'est dit peiné par cette situation, a rassuré les éleveurs du soutien du gouvernement. Il a aussi invité les acteurs à laisser les services techniques mener leurs investigations afin de définir la nature et la provenance de cette épizootie.

Du reste, il a demandé aux éleveurs de mettre fin dans leur activité, la divagation de leurs animaux car a-t-il précisé, c'est en cela que les animaux infectés propagent l'agent pathogène au reste du bétail.

Selon les explications des éleveurs la maladie s'est signalée depuis le mois de mars. Les services vétérinaires ont été alertés, et c'est en juillet que la situation a atteint son comble.

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