Le Pays (Ouagadougou)

19 Novembre 2013

Burkina Faso: Rapport public 2011-2012 sur le secteur minier - Les recommandations du CES

Le Conseil économique et social (CES) a publié son rapport public 2011-2012, consacré au secteur minier et portant sur le thème : « Expansion du secteur minier et développement durable au Burkina Faso : cas de l'exploitation aurifère ».

Tout en reconnaissant la place prépondérante du secteur minier dans l'économie burkinabè, le CES a fait des recommandations, de sorte à ce que la production minière contribue davantage au développement durable. C'était au cours d'un petit déjeuner de presse, organisé le 15 novembre 2013 à Ouagadougou, et qui était présidé par le président de ladite institution, Paramanga Ernest Yonli.

Le rapport public 2011-2012 du Conseil économique et social (CES), composé de 66 pages, vient d'être publié. Consacré cette fois-ci au secteur minier, ledit rapport a été remis au président du Faso, Blaise Compaoré, le 9 octobre 2013. C'est donc pour faire connaître son contenu à l'opinion publique que le CES a convié les hommes de médias à un petit déjeuner de presse le 15 novembre dernier, à Ouagadougou.

Selon le président du CES, Paramanga Ernest Yonli, le secteur minier a véritablement pris son envol depuis 2009 et est devenu la plus importante source de croissance du Burkina Faso. De 12,2 tonnes en 2009, sa production est passée en 2010 à 25,6 tonnes, soit une hausse de plus de 100%, faisant ainsi figurer le pays parmi les cinq plus grands producteurs africains du métal jaune.

Aussi, a-t-il indiqué, les recettes publiques (fiscales, douanières et de services) réalisées en 2011 et qui s'élevaient à 127,43 milliards de F CFA, soit une contribution de 18% au budget de l'Etat, ont atteint 189,56 milliards de F CFA en 2012.

Toutefois, a relevé Paramanga Ernest Yoli, malgré ce tableau reluisant et éloquent, le boom minier national comporte des « risques majeurs qu'il importe de cerner au mieux afin de les réduire au maximum et tirer le meilleur profit de l'exploitation aurifère » pour un véritable développement durable.

Faire du secteur un levier de développement

C'est pourquoi, a confié le président, le CES recommande « un usage optimal de la rente minière, un renforcement des effets induits ou indirects de l'industrie minière, une organisation conséquente de l'exploitation artisanale, une forte implication des populations locales dans les projets d'investissement et aux instances décisionnelles des sociétés pour les questions qui les concernent, un suivi et une gestion rigoureuse du secteur de l'or ».

Toute chose, qui permettra de tirer le maximum de profit de l'exploitation minière, mieux d'en faire un véritable levier de développement. Aussi a-t-il invité les autorités en charge de la conduite minière à accorder une attention particulière à un certain nombre de règles qui gouvernent le développement durable, entre autres, la participation effective des populations locales aux projets miniers, la mise en place d'un fonds permettant de préserver un flux de richesse après l'arrêt de l'exploitation, et de transformer ainsi l'activité minière en une activité durable.

Il faut aussi noter que ce secteur a contribué à la création de 4 000 emplois permanents en 2011 et 5 715 en 2012, sans oublier les réalisations d'infrastructures sociales au profit des populations locales, ainsi que le développement d'activités de sous-traitance et d'activités connexes tout aussi importantes.

Pour rappel, le CES élabore depuis 2007, un rapport public sur la situation économique et sociale de la nation et ce dans le cadre de l'accomplissement de sa mission républicaine. Il entend jouer ainsi un rôle de veille et d'anticipation sur les questions économiques et sociales émergentes, en proposant les avis et recommandations les plus appropriés possibles aux pouvoirs publics.

Ads by Google

Copyright © 2013 Le Pays. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.