Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Le « Seigneur » Rochereau Tabu Ley est décédé samedi à Bruxelles

Photo: Radio Okapi
Le musicien Pascal Tabu Ley, dit Seigneur Rochereau, décédé le 30 novembre 2013 à Bruxelles (Belgique).

Le célèbre artiste-musicien « Seigneur » Rochereau Tabu Ley de la République démocratique du Congo (RDC), né Pascal Emmanuel Sinamoyi Tabu le 13 novembre 1940 à Banningville (Bandundu-Ville aujourd'hui), est décédé samedi 30 novembre 2013 à 9h40 dans un hôpital de Bruxelles (Belgique).

Souffrant d'un Accident cardiovasculaire (AVC) depuis quelques années, il a composé en 50 ans de carrière musicale plus de 3 000 chansons constituant des centaines de milliers de disques vendus à travers le monde.

Il a été marié à Georgette Mowana (alias « Tété ») avec laquelle il eu cinq enfants : Blackson Matthieu, Mireille-Esther, Colette, Gisèle et Isabelle.

Sa succession musicale est assurée par ses trois fils Pegguy Tabu, Abel Tabu et le rappeur Youssoupha qui a affirmé au journal français Le Parisien que son « père a 68 enfants ».

Parcours musical

La carrière musicale du « Seigneur » Rochereau Tabu Ley est décrite par Wikipédia dont les extraits sont repris ci-dessous.

Pascal Emmanuel Sinamoyi Tabu commence par chanter à l'église et dans les chorales des établissements scolaires qu'il fréquente avant de rejoindre, en 1959, l'Education nationale du Congo.

Il entame alors une carrière de fonctionnaire, d'abord comme secrétaire administratif au Fonds du Bien-être indigène puis en tant que responsable administratif et financier à l'Athénée de Kalina (l'actuel Institut de la Gombe). Il vécut un amour idyllique avec la Miss Zaïre 1969 Jeanne Mokomo avec qui il a également six autres enfants : Carine, Laty, Bob, Abel, Pegguy et Flore.

Il commence à composer dans les années 1950. En 1956, il participe à une séance d'enregistrement avec le musicien Grand Kalle (Joseph Kabasele). C'est le début de sa carrière: Tabu propose ses chansons à l'African Jazz, qui l'engage. Il prend alors son nom de scène de Rochereau, en hommage au gouverneur de Belfort, Pierre Philippe Denfert-Rochereau.

D'après d'autres sources, le surnom de Rochereau lui a été donné par ses camarades de classe, il était la réponse à une question d'histoire auquel il était le seul à connaître la reponse.

Ses premiers titres, comme Kelya, Adios Tété et Bonbon sucré le font connaître du public. Il est alors proche du Mouvement national congolais de Patrice Lumumba.

Il quitte l'African Jazz et rejoint l'orchestre Jazz Africain en novembre 1960, puis crée la formation African Fiesta Flash en 1965. Il y composera, entre 1964 et 1968, près de 200 chansons. L'orchestre se rend à Brazzaville puis à Montréal à l'occasion de l'exposition universelle de 1967.

Succès international

En 1969, Rochereau recrute des danseurs et un groupe de danseuses appelées «les Rocherettes», qu'il emmène à Paris l'année suivante pour ses concerts à l'Olympia. La tournée est écourtée suite à la découverte d'une affaire financière qui met en cause la gestion du groupe.

Comme l'avait fait Kallé son mentor, Rochereau a apporté avec son orchestre l'African fiesta National pas mal d'innovations dans la rumba congolaise. En adoptant tout d'abord la batterie, à l'image de ce que l'on trouvait dans les groupes de pop ou de rhythm 'n' blues.

C'est Seskain Molenga, un des fondateurs de l'orchestre Bakuba, qui fut le premier batteur à inaugurer le genre dans le groupe de Rochereau qui se produisit à l'Olympia.

La particularité des chansons de Tabu Rochereau résidait dans le fait qu'elles étaient accompagnées par des arrangements musicaux très léchés. C'est ainsi que souvent, dès leur sortie, on s'empressait de les écouter langoureusement pour apprécier autant la musique que le message qu'elles transmettaient, avant de les adopter et danser sous leur rythme. Cette particularité, on la retrouvera également dans les chansons de Lutumba de l'OK Jazz.

Suite aux mesures de zaïrianisation lancées en octobre 1971 par le président Mobutu Sese Seko, Pascal Tabu devient « Tabu Ley ». Mais le musicien préfère prendre de la distance avec le régime et s'exile aux États-Unis puis en Belgique, d'où il prend parti contre la dictature de Mobutu.

Il revient au Congo après la chute du régime. À la tête du mouvement La Force du peuple, il participe alors à la vie politique du pays tout en poursuivant ses activités artistiques. Il est nommé député à l'Assemblée consultative et législative de transition. Il se rapproche alors du Rassemblement congolais pour la démocratie. En 2005, il devient vice-gouverneur de la ville de Kinshasa.

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