2 Novembre 2015

Afrique: La thèse d'un acte terroriste démentie après le Crash en Egypte

Les autorités égyptiennes évoquent une défaillance technique à l'origine de cet accident qui a coûté la vie à 224 personnes samedi dernier dans le Sinaï.

Hier était journée de deuil national en Russie.

Les drapeaux étaient en berne, les médias ont annulé leurs programmes de talk-show et de divertissement. Un décret du président Vladimir Poutine invitait plutôt la population au recueillement en la mémoire des 224 personnes tuées samedi dernier dans un crash de l'Airbus A321-200 survenu dans le Sinaï. Cet appareil de la compagnie russe Kogalymavia avait à son bord sept membres de l'équipage et 217 passagers, tous des touristes sortant des vacances à Charm El-Cheick, une station balnéaire égyptienne prisée par les Russes. Depuis hier, le ministre russe des Transports, Maxime Sokolov, se trouve sur les lieux de la catastrophe, à la tête d'une équipe d'experts à l'effet de déterminer les causes exactes de cet accident. Jusqu'à hier, les corps des victimes continuaient d'être acheminés vers Le Caire où ils pourront être identifiés par leurs familles.

D'après des données préliminaires, l'Airbus A321-200 s'est abîmé 23 minutes après son décollage de l'aéroport de Charm el-Cheick à l'aube, alors qu'il volait à une altitude de plus de 30 000 pieds (9 144 mètres). Plus connu sous le nom de Metrojet, l'appareil était en route pour Saint-Pétersbourg en Russie. En attendant que les deux boîtes noires, notamment l'enregistreur de voix et celui des paramètres de vol, dévoilent leur contenu, une polémique enfle sur les causes exactes du crash. La branche égyptienne de l'organisation de l'Etat islamique revendique l'acte odieux. «Les soldats du Califat ont réussi à faire tomber un avion russe transportant plus de 220 croisés qui ont tous été tués», affirment les terroristes. A en croire les responsables de l'aviation civile égyptienne, le capitaine se plaignait d'une défaillance technique de son système de communication.

Jean-Pierre Otelli, ancien pilote professionnel et auteur de plusieurs ouvrages en la matière cité par RFI, écarte la thèse d'un milice sol-air. « La conjonction de la revendication de l'Etat islamique et le message du pilote laissent supposer, avec toute la prudence qu'on peut faire, qu'il y a eu un problème d'agression à bord. C'est totalement impossible qu'un missile classique du style MANPADS ait été tiré à 33 000 pieds, aucun missile qui est portable ne peut atteindre cette altitude, ça dépasse à peine 2 500 ou 3000 pieds. L'avion était là à 30 000 pieds, donc un missile portable tel qu'on en trouve dans cette région du monde est totalement inefficace à ces altitudes», lance-t-il.

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