23 Février 2016

Ouganda: L'ONU préoccupée par les tensions après le scrutin présidentiel

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est déclaré mardi préoccupé par la situation tendue en Ouganda depuis l'élection présidentielle du 18 février, alors que des informations font état d'au moins deux personnes tuées et d'un nombre inconnu de blessés, ainsi que du déploiement des forces militaires et de police dans les rues de la capitale Kampala et de l'arrestation de quatre dirigeants de l'opposition.

Selon la presse, la commission électorale a annoncé samedi 20 février que le Président sortant Yoweri Museveni a été réélu pour un cinquième mandat de cinq ans avec 60,75% des voix, loin devant son principal rival, Kizza Beisgye (35,37%). L'opposition, qui accuse la commission d'être partisane et de couvrir les fraudes commises par le régime, a décidé de ne pas reconnaître la victoire de M. Museveni.

« Kizza Besigye, chef du FDC (Forum pour le changement démocratique), qui a été arrêté et libéré à trois reprises la semaine dernière, a été placé en résidence surveillée samedi sans inculpation ni ordonnance judiciaire. Hier matin, il a été emmené à un poste de police de Nagalaama, une ville située à quelque 30 kilomètres de la capitale Kampala, après avoir tenté de quitter son domicile », a dit une porte-parole du HCDH, Cécile Pouilly, lors d'un point de presse à Genève.

« Deux autres candidats à la présidence ont également été arrêtés au cours des derniers jours. Amama Mbabazi, du parti Go Forward, est assigné à résidence depuis samedi, tandis qu'Abed Bwanika, président du PDP (Parti du développement du peuple), aurait été intercepté par la police vendredi à Mutukula, près de la frontière avec la Tanzanie, alors qu'il tentait de quitter le pays avec sa famille. Le maire de Kampala, Erias Lukwago, a également été arrêté samedi, alors qu'il parlait à la presse à propos de l'arrestation de M. Besigye », a-t-elle ajouté.

Le HCDH est également préoccupé par la démonstration de force utilisée vendredi par la police et l'armée ougandaises pour évacuer le siège du FDC à Kampala, où des gaz lacrymogènes et des balles réelles ont été utilisés, et par les informations inquiétantes selon lesquelles des journalistes ont été harcelés et intimidés par les forces de sécurité.

« Nous rappelons au gouvernement de l'Ouganda ses obligations en vertu du droit international des droits de l'homme à ne pas restreindre indûment la liberté d'expression et de réunion pacifique. Les forces de l'ordre doivent éviter l'usage de la force ou, lorsque cela est impossible, le limiter au minimum nécessaire. Toute personne arrêtée doit être informée des motifs de son arrestation et rapidement informée de toute accusation portée contre elle », a dit Mme Pouilly.

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