6 Avril 2016

Tanzanie: Projet de Collaboration entre Le Graça Machel Trust, l'Alliance Mara et ses partenaires ayant pour but l'identification, l'inscription et la maintien de 20 000 enfants à l'école d'ici Décembre 2017 dans la région de Mara, en Tanzanie

communiqué de presse

Musoma, Tanzanie — Plusieurs milliers d'enfants en âge d’être scolarisé, âgé de 7 à 14 ans, actuellement les enfants sans scolarité dans la région de Mara en Tanzanie, seront bientôt de retour à l'école en vertu d'un projet de collaboration de deux ans. L'ambitieux projet est prêt à être lancé officiellement à Mara ce mardi.

Selon le directeur exécutif du Centre juridique et assistance sociale (LSAC) et le Secrétaire de l'Alliance de Mara, M. Ostack Mligo, le projet est coordonné par l'Alliance Mara, un groupe de 13 membres comprenant le Ministère de l'administration régionale et locale Mara, le Graça Machel Trust (GMT), Eduquer un enfant: Qatar (EAC), les comités d'école et un réseau multisectoriel des Organisations Non-Gouvernementales et les Ministères Gouvernemental de Mara. Éduquer un enfant Qatar (EAC) a signé une lettre d'intention en prévision d'une convention de subvention en cours d'élaboration bientôt.

Selon les statistiques de l'UNICEF deux millions d'enfants en Tanzanie âgés entre 7 et 13 ans ne sont pas actuellement à l'école. Près de 60 000 de ces enfants se trouve dans la région de Mara. L'Alliance Mara espère travailler avec les comités directeurs des écoles pour identifier ces enfants.

L'évêque du diocèse de Musoma, le principal partenaire d'implémentation et hôte du projet, Mgr Michael Msonganzila dit que le lancement du projet ce mardi est un "grand événement". "La plupart des enfants qui ont abandonné les études sont des filles et elles sont pour la plupart des victimes des traditions et des cultures, qui favorisent des rites très douloureux de passage comme signes extérieurs de manifestation de maturité pour les filles. Dans cette région de Mara, le projet sera un véritable processus de libérer les filles de toutes les pratiques néfastes de la Société. En permettant aux enfants non scolariser, en particulier les filles d'accéder à l'éducation, ce projet nous rappelle à quel point il est important d'habiliter les femmes à travers l'éducation pour le développement de la société et de la nation ", at-il ajouté.

Pour éliminer certains des obstacles qui empêchent les élèves à aller l'école, l'Alliance Mara a identifié 12 domaines prioritaires qui nécessitent une attention urgente. Ce sont: l’assistance nutritionnelle, la promotion de la santé, l'eau et l'assainissement, la sécurité et la protection, les services de protection sociale, le soutien psychosocial, le soutien matériel, le soutien des programmes d'études, le leadership et les structures, la participation communautaire, l'infrastructure, le développement et le soutien des enseignants. Sept de ces 12 priorités sont des services essentiels requis pour les enfants afin de survivre et de prospérer, tandis que le reste produis un environnement propice à l'apprentissage et à un enseignement de qualité.

Le Graça Machel Trust affirme que le projet est une étape importante à la contribution dans la lutte contre le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines. La recherche a montré le maintien des filles à l'école ont une corrélation directe avec la réduction du taux de mariage des enfants et d'autres formes de violations des droits.

Le Trust travaille sur le continent africain pour défendre les droits des femmes et des enfants, ainsi que de promouvoir la bonne gouvernance et le leadership dans le continent. Il milite pour que les droits des enfants soit pris en considération de manière intégrée et holistique. Il reconnaît également que l'absence de droits dans une région est une menace pour tous les autres droits, et donc une menace générale pour le bien-être de l’enfant.

Le Trust croit et ne veut pas perdre de vue que la promotion et la protection des droits de l’enfant doit être basée sur une approche de Droit, à moins que les droits de ces enfants soient procurés dans une famille attentionnée, aimante et de soutien, ainsi qu’une communauté intégrante, sinon ces droits ne pourront pas promouvoir et protéger le bien-être global.

Des informations supplémentaires sur le Projet d'éducation se trouvent sur l'infographie cijointe. D'autres questions sur ce projet peuvent être adressées à:

Graça Machel Trust
Service de communications
Email: info@gracamacheltrust.org  - site: www.gracamacheltrust.org  
Mara Allilance Partner
M. Ostack Mligo, Directeur exécutif - Centre juridique et assistance sociale (LSAC) le secrétaire de la Mara Alliance +255 765 143 544 ou +255 783 296 310
Email: wakilimligo@yahoo.com  ou legal.social@yahoo.com  

Notes de l'éditeur:
                 
Le projet intitulé «Identification, inscription et le maintien de 20 000 élèves non scolariser (de OOSC) dans la région de Mara en Tanzanie, cherchera à identifier, inscrire et maintenir ces enfants à l’école.

Un certain nombre d'études ont été entrepris dans la région pour évaluer le nombre d'enfants scolarisés âgés de 7 à 13 ans. Une étude 2015 de l'UNICEF note qu'il y’a environ deux millions d'enfants non scolarisés en Tanzanie et presque 60000 se trouvent dans la région de Mara. Les statistiques montrent également que, parmi les groupes de 7 à 13 ans, il y a plus de garçons (1 047 000) que de filles (921 000) sans scolarisation en Tanzanie.
Dans une autre recherche, une analyse de la faisabilité de la région de Mara indique que si l'initiative de OOSC est en mesure d'identifier une moyenne de 13 enfants dans chacune des 803 écoles de chaque année et de surmonter les obstacles existants à l'éducation, la cible de réintégrer 10.000 enfants chaque année serait possible.

Pour atteindre l'objectif de maintenir les 20 000 à l'école, les partenaires Mara Alliance croient que si les administrations scolaires ont la capacité d'identifier ces enfants qui sont en dehors l'école et ensuite être capable de les recommander, alors ces enfants seront réintégrés dans le système éducatif et ils n’abandonneront plus l’école. Le programme est également fondé sur la conviction que si le gouvernement, le secteur privé, les organisations non-gouvernementales et les familles forment une alliance de soutien qui, à son tour soutiendra les écoles et les familles; cela conduira à une amélioration de la qualité de l'éducation et une diminution des abandons scolaires.

Contexte en Tanzanie  

La population continental en Tanzanie est de 49,2 millions, dont 51% sont des enfants de moins de 18 ans. La population de l'école primaire devrait atteindre 10,2 millions d'ici à 2020. L'éducation occupe une place importante en tant que composante clé de la stratégie de la Tanzanie pour la transformation socio-économique.
Accès: la Tanzanie a fait des progrès dans l'accès en 2011/12 en termes de taux de scolarisation net dans les niveaux pré-primaire et primaire. Le Rapport du secteur de l'éducation 2014 indique qu'il y’a eu une certaine réduction du taux de scolarisation dans la période 2013/14. Les taux nets de scolarisation à l'école pré-primaire ont diminué de 39,9% en 2012 à 35,5% en 2013. Les taux de scolarisation dans le primaire ont également connu une baisse par rapport à 92,0% en 2012 pour 89,7% en 2013.

Equité: la Tanzanie a indiqué qu'elle avait atteint la parité de 1: 1 au niveau de l'école primaire en avance sur les cibles des OMD 2015. Malgré cette tendance positive, l'inégalité de genres et le chômage, spécialement dans la population jeune en croissance rapide, continue d'être un défi. Des données ventilées par genre sont recueillis pour les enfants qui fréquentent l'école, mais il y a des lacunes. Les enfants sans scolarité  (OOSC) et des données d’abandon sont également nécessaire pour être en mesure de comprendre et d'aborder les questions d'équité.

Qualité: Ils ont diminué les résultats des examens et des mauvais résultats d'apprentissage. En 2012, seulement 30,7% de ceux qui étaient entrain passer l’examen de fin d'école primaire (PSLE) ont passé leur examens, une baisse de 58,3% en 2011. Les Communautés sont insuffisamment informées et habilités à plaider pour une meilleure éducation. Étant donné la grande variation de la qualité de l'éducation entre les écoles et les régions, les intervenants, y compris les parents et les communautés, ne sont pas en mesure de comparer leurs écoles à des écoles semblables ou à la nation dans son ensemble.

Enseignants: Il semble y avoir une augmentation du nombre d'enseignants des écoles primaires (180.987 en 2012, à 189.487 en 2013). Dans la même période, la proportion des enseignants qualifiés est passée de 96,6% à 99%. D'autres défis sont rapportés dans la fourniture de matériel d'enseignement et d'apprentissage et la disponibilité des infrastructures scolaires adéquates. Les mauvaises conditions de travail ont laissé de nombreux enseignants découragés et démotivés.
L'expansion des effectifs a conduit à une pénurie d'enseignants qualifiés et a nécessité l'abaissement des seuils de qualification pour les enseignants. De nombreux enseignants n’ont pas la capacité d'enseigner les matières requises. Cela est particulièrement vrai pour certains sujets, y compris l'anglais, les mathématiques et la science. Une formation sensible au genre est également nécessaire pour les enseignants afin d'assurer les besoins des filles qui doivent être adressés.

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