6 Avril 2016

Afrique Centrale: La CEMAC fait le bilan des réformes de la gestion des finances publiques

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Le Fonds Monétaire International (FMI) et la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) ont organisé un séminaire régional à Yaoundé du 4 au 6 avril 2016. Il s'agissait de dresser le bilan des réformes de la gestion des finances publiques (GFP) dans les états de la CEMAC, cinq années après l'adoption des directives régionales qui visent à moderniser la gestion des finances publiques et à renforcer l'intégration régionale. Le séminaire a mis en évidence la contribution majeure du Japon pour soutenir leur mise en œuvre en partenariat avec le FMI et renforcer les institutions budgétaires en Afrique centrale.

Outre des représentants du gouvernement japonais, le séminaire a réuni des officiels de la Commission de la CEMAC et des gouvernements et parlements des états membres, ainsi que des représentants de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et de certains de ses états membres. Les bailleurs de fonds et partenaires d'assistance technique, tels que la Banque Mondiale, l'Union Européenne (UE), les agences de coopération française et allemande et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ont également participé aux débats.

Le FMI, en étroite coordination avec les partenaires de développement mentionnés ci-dessus, a fourni une assistance technique étendue pour soutenir l'élaboration et l'application des directives, assisté par le généreux soutien du Japon. Malgré une grande diversité de contextes nationaux et de niveau capacitaire, des résultats significatifs ont été atteints par les états. Toutefois, des défis importants restent à relever.

Lors de la cérémonie d'ouverture du séminaire, M. Alamine Ousmane Mey, Ministre des Finances du Cameroun a souligné que "ces réformes contribuent à la réalisation de la vision de nos chefs d'Etat à faire de la zone CEMAC une zone monétaire dynamique et vertueuse.» Il a remercié le FMI pour l'assistance technique qu'elle a fourni à la Commission de la CEMAC et les États membres au cours des cinq dernières années. M. Paul Tasong, le Commissaire de la CEMAC en charge des politiques économiques, monétaires et financières a également souligné l'impact majeur du séminaire pour «identifier les progrès réalisés, les difficultés et les défis rencontrés dans le but de donner un nouvel élan à la mise en œuvre des réformes » dans la zone CEMAC. M. Kunio Okamura, Ambassadeur du Japon au Cameroun, a confirmé l'engagement du Japon à poursuivre son soutien aux pays africains en général, et aux états de la CEMAC en particulier, d'améliorer la gestion des finances publiques. Au cours du séminaire, M. Hironori Shoji, Conseiller de l'Administrateur pour le Japon du FMI, a discuté du soutien continu du Japon pour promouvoir une saine GFP et les stratégies de réforme en ce domaine.

L'assistance technique à la CEMAC s'inscrit dans le cadre de l'engagement de longue date du Département des finances Publiques du FMI pour renforcer la gestion des finances publiques au sein des états membres.

Le Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale et Gabon sont les six États membres de la CEMAC. Les directives de la CEMAC relatives aux finances publiques, adoptée en Décembre 2011, incluent les directives sur la transparence et la bonne gouvernance des finances publiques, les lois de finances, la comptabilité publique, la nomenclature budgétaire de l'Etat, le plan comptable de l'Etat et le tableau des opérations financières de l'Etat. La date limite pour leur transcription dans le droit interne des états membres était, initialement, décembre 2013. Elle a été récemment étendue à décembre 2017. Cependant, leur mise en œuvre complète s'effectuera progressivement au cours des huit à dix prochaines années.

Assurer le développement des capacités (assistance technique et formation) pour aider les pays à concevoir et mettre en œuvre leur politique économique est l'une des fonctions essentielles du FMI, aux côtés de ses activités de surveillance et de prêt. Le FMI partage son expertise et fournit des formations aux états membres pour construire des institutions solides, renforcer les compétences économiques et de formuler des politiques financières saines. Le renforcement des capacités est étroitement intégré aux activités de surveillance et de prêt du FMI et est hautement appréciée par les pays membres.

Le Japon est le plus important et le plus ancien partenaire du FMI dans le développement des capacités des états membres. Depuis 1990, la contribution du Japon dépasse 430 millions $, faisant du Japon le premier contributeur externe aux activités d'assistance technique du FMI.

Le soutien du Japon concerne la gamme complète de l'assistance technique du FMI au profit de 125 pays d'Afrique, d'Asie, du Pacifique, d'Europe, du Moyen-Orient, d'Asie centrale et des Amériques.

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