8 Avril 2016

Cote d'Ivoire: Mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro / Le président Kaboré - " Laissons la justice faire son travail "

" Quand on parle de mandat d'arrêt, on parle de justice. Laissons la justice faire son travail ". Ces propos sont de Roch Marc Christian Kaboré en visite officielle en France. Reçu, hier, sur le plateau de l'émission " Invité Afrique " de Radio France Internationale (Rfi), le premier président élu démocratiquement depuis l'indépendance du Burkina Faso ne s'est pas embarrassé de fioritures pour affirmer qu'il n'arrêtera jamais les poursuites engagées par la justice de son pays contre le président du parlement ivoirien, Guillaume Soro, cité comme complice dans le putsch manqué du général Diendéré en septembre dernier.

" Je vous ai dit tout à l'heure que la justice était indépendante. Mais les relations entre la Côte d'Ivoire et le BurKina Faso sont excellentes.

Et je voudrais dire que nous nous sommes mis au-dessus de ces faits qui, dans la réalité, n'empêchent pas le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire ni de voyager ni de mener ses missions.

Je pense simplement que c'est des vicissitudes d'un moment qui ne peuvent pas remettre en cause les relations historiques qui existent entre nos deux pays. Je voudrais vous rassurer, avec le président Alassane Ouattara, les rapports sont tout à fait excellents ", a-t-il déclaré.

Interrogé, entre autres questions, sur la nationalité ivoirienne de Blaise Compaoré, le président Kaboré s'est dit choqué : " Ça me choque parce que quand on a été 27 ans président d'un pays, il faut savoir assumer ses responsabilités devant son peuple.

Et je pense que c'est dommage que ce soit cette couverture qu'on ait trouvé pour protéger le président Blaise Compaoré.

Je pense que s'il avait l'occasion de s'expliquer, de pouvoir dire à son peuple ce qui s'est passé, pourquoi pas, peut-être que le peuple burkinabè lui pardonnerait l'ensemble de ses actions.

Mais je veux dire que vous savez, dans les situations du genre, tôt ou tard, c'est des situations vous rattrapent. Et c'est vrai que le peuple burkinabè est très choqué par cet état de fait ". Et d'expliquer que " tout responsable d'un pays doit d'abord soigner sa dignité.

Parce que là en changeant de nationalité après avoir assuré le pouvoir d'Etat pendant 27 ans, c'est vraiment de la dignité qu'on perd en posant de tels actes.

On a beau préférer l'exil, vous avez vu comment ça se termine pour certains. Ils ont été exilés pendant longtemps, mais finalement ils ont fini devant la justice. Mais là, c'est dommage ".

Cote d'Ivoire

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