29 Avril 2016

Burundi: Le Conseil de sécurité divisé sur l'Intervention au pays

Les Etats membres peinent à harmoniser leurs positions au sujet du déploiement d'une force de police.

Réunis mercredi à l'initiative de la France pour discuter des recommandations du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-Moon, les cinq Etats-membres permanents du Conseil de sécurité n'ont pas pu aplanir leurs divergences relatives au déploiement d'une force de police dans ce pays malgré la recrudescence de la violence. Ces désaccords sont si profonds entre les Etats-membres que le Conseil n'a pu prendre une décision définitive. Les Etats-Unis d'Amérique approuvent l'option de 3000 policiers au Burundi, émise par Ban Ki-Moon. Tandis que La Russie et la Chine cautionnent plutôt l'idée du gouvernement burundais de dépêcher sur les lieux au maximum quelques dizaines d'observateurs.

Pourtant, selon la position de l'envoyé spécial des Nations unies au Burundi, Jamel Benomar, relayée par les médias ayant suivi cette séance du Conseil de sécurité, « il n'y a plus de temps à perdre ». Il ajoute que la crise pourrait atteindre un autre tournant. Les assassinats ciblés font, en effet, redouter une intensification du conflit qui a déjà provoqué la mort d'au moins 600 personnes parmi lesquelles des hauts gradés de l'armée récemment assassinés , les 46 morts du premier trimestre 2016 évoqués par le ministre de la Sécurité publique , Alain Guillaume Buyoni, les 54 policiers et militaires massacrés lors de la tentative de coup d'Etat du 13 mai 2015, les centaines de décès survenus lors des attaques coordonnées du 11 décembre 2015 contre des camps militaires de même que les assassinats inventoriés dans les quartiers . Ce désordre a également poussé 260.000 Burundais à s'exiler.

Le gouvernement burundais accueille l'option d'envoi d'une force de 3000 policiers sur son territoire avec la même réticence qu'il avait accueilli l'idée de l'Union africaine(UA) d'y dépêcher une force d'interposition de 5000 soldats. L'organisation panafricaine croyait tellement en la justesse de son option qu'elle a menacé de la faire appliquer contre la volonté du président burundais, Pierre Nkurunziza . L'UA a finalement choisi de privilégier le dialogue. Malgré plusieurs médiations, l'organisation panafricaine a dû se rendre compte que ce dialogue n'avance pas. L'ONU qui a multiplié des conciliations a pu dresser le même constat. Il faut cependant rompre le cycle de violences avec le concours des Burundais eux-mêmes.

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