17 Mai 2016

Cote d'Ivoire: Filière anacarde - Les exportateurs boycottent le prix bord champ

429.818 tonnes d'anacarde enregistrées contre 553.749 tonnes, soit une baisse de 22% par rapport à la campagne précédente, due au faible rendement de la première floraison. Des prix bord champ qui passent de 600-625 FCFA/Kg à 450-550 FCFA/Kg.

En cause le retrait des financements des exportateurs sur le terrain à cause d'une supposée mauvaise qualité des produits disponibles. La baisse s'explique aussi essentiellement par la volonté des exportateurs à imposer un prix bord champ au producteur. Des camions de plus en plus refoulés pour cause de taux d'humidité supérieur à 10%. 319 contrats enregistrés pour un volume de 279.990 tonnes contre 333 contrats enregistrés précédemment, soit une baisse de 4% pour un volume de 436.361 tonnes. Tel est le bilan à mi-parcours de la campagne de commercialisation des noix de cajou, présenté par le directeur général du Conseil du coton et de l'anacarde (CCA), Sanogo Malamine, le vendredi 13 mai dernier, à l'auditorium de l'ex-Caistab.

Pour Sanogo Malamine, c'est le cartel des exportateurs qui est à l'origine de cette tendance baissière. "Les exportateurs ont mis en place une nouvelle procédure d'accès des camions à leurs entrepôts due à la baisse de la qualité. Elle débute par le prélèvement d'échantillons en haut du camion, puis ils font une analyse pour avoir une idée de la qualité. Certains camions qui présentent un KOR inférieur à 44 et des taux d'humidité élevé sont refoulés dès cette étape et ne sont pas présentés au contrôle taux d'humidité.

Cette pratique accentue la spirale baissière en créant un mouvement de panique des acheteurs et des producteurs", a-t-il expliqué. Toujours selon lui, "la nette baisse des prix bord champ qui passe de 600 FCFA/kg à 500 FCFA, voire 450, n'est pas en corrélation avec le prix de vente sur le marché international qui est de 1500 dollars (750.000 FCFA) la tonne comme pour le Bénin et le Ghana. Or les prix bord champ de ces deux pays sont respectivement de 700 FCFA/kg et 675 FCFA/kg. Cette baisse est donc le fait des exportateurs qui, à travers l'association AEC-CI (Association des exportateurs de cajou de Côte d'Ivoire, ndlr), lors des assemblées générales qu'elle a tenues les 12 mars et 23 avril 2016, a fixé un prix plafond d'achat des noix de cajou dans les magasins portuaires et a exhorté les exportateurs à faire de la rétention au niveau des financements bord champ".

En tout état de cause, le Dg du Conseil du coton et de l'anacarde s'est dit déterminé à lutter contre ces actes mafieux pour permettre aux producteurs de bénéficier des résultats des réformes initiées il y a deux ans. "Depuis sa mise en œuvre, la réforme de la filière anacarde porte ses fruits. En seulement deux ans la Côte d'Ivoire est devenue 1er producteur de la noix de Cajou au niveau mondial devant des pays tels que l'Inde et le Vietnam", a-t-il conclu.

Pendant les échanges avec l'auditoire, de nombreuses coopératives ont dénoncé les basses manœuvres de ce cartel d'exportateurs qui font planer une véritable menace sur la production nationale de noix de cajou.

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