8 Juin 2016

São Tomé and Príncipe: Les services du FMI et les Autorités Malagasy sont parvenus à un accord de principe sur un Programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC)

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Les communiqués de presse publiés en fin de mission par les services du FMI incluent des déclarations qui expriment leurs observations préliminaires au terme d'une mission dans un pays. Les opinions exprimées dans le présent communiqué sont celles des services du FMI et ne sont pas nécessairement celles du Conseil d'administration du FMI. Cette mission ne donnera pas lieu à un examen par le Conseil d'administration.

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par M. Norbert Toé, a séjourné à Kinshasa du 1er au 8 juin pour évaluer la situation économique et financière de la République démocratique du Congo (RDC) et analyser les perspectives à moyen terme.

À l'issue de la visite, M. Toé a publié la déclaration ci-après:

«Depuis le milieu de l'année 2015, la RDC a été frappée par des chocs négatifs dus essentiellement à la chute des cours de ses principaux produits d'exportation, mais a pu préserver la stabilité macro-économique obtenue au prix de tant d'efforts. En 2015, l'économie a enregistré une croissance de 6,9 %, l'inflation est restée faible à 1,0 %, et le taux de change a été stable. Toutefois, en 2016, les difficultés de la conjoncture extérieure, associées aux incertitudes pesant sur la situation intérieure, ont continué d'impacter négativement la croissance économique, les finances publiques et la balance des paiements. En conséquence, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été révisée à la baisse à 5,1 %, l'inflation devrait augmenter pour atteindre 1,7 %, et le déficit budgétaire global devrait plus que tripler pour s'établir à 1,1 % du PIB. La compte courant extérieur hors transferts devrait aussi voir son déficit se creuser en 2016 de près de 2 points de PIB à 8,4 % du PIB par rapport à 2015 et la baisse des réserves internationales brutes devrait se poursuivre. Le taux de change a subi des tensions au cours des cinq premiers mois de 2016, entraînant une dépréciation de 2,9 % et 4,4 % respectivement sur les segments des marchés officiel et parallèle.

«Les autorités congolaises mettent actuellement en œuvre un train de mesures destinées à maintenir la stabilité macroéconomique et financière. Elles ont soumis à l'Assemblée nationale une Loi de finances rectificative qui prévoit de réduire les dépenses de 22 % par rapport au budget initial adopté en décembre 2015. Les autres mesures prévues par les autorités portent sur la mobilisation des ressources intérieures, notamment des recettes fiscales, l'amélioration du climat des affaires et des investissements, et le financement de dépenses propices à la croissance en recourant au marché de la dette intérieure. Les autorités prennent également des mesures pour alléger les tensions qui pèsent sur le taux de change dans le but de contenir la dépréciation de la monnaie.

«À terme, l'économie devrait rester soumise à des vents contraires, notamment la lenteur de la croissance dans les pays avancés et émergents, le durcissement de la situation financière internationale, et les incertitudes pesant sur la situation intérieure. Selon les projections, avec un redressement marginal des cours des produits de base, le PIB réel croitrait modestement sur le moyen terme, tandis que l'inflation, bien qu'en hausse, devrait être contenue en deçà de 5 % par an.

«Conformément aux recommandations issues des consultations de 2015 au titre de l'Article IV, qui restent d'actualité et revêtent un caractère de plus en plus urgent, l'équipe a recommandé de procéder à un ajustement plus marqué du taux de change, en l'accompagnant de politiques monétaires efficaces pour limiter l'impact sur l'inflation. L'équipe a félicité les autorités pour leur engagement renouvelé à l'ancrage budgétaire qui consiste à ne pas recourir à la banque centrale pour financer les déficits publics. L'équipe a également félicité les autorités pour leur détermination à redoubler d'efforts pour diversifier l'économie et réduire l'importance du secteur minier dont elle est trop dépendante, afin d'accélérer la croissance économique. L'équipe a souligné l'importance d'adopter un programme exhaustif de réformes pour aider l'économie de la RDC à résister davantage aux turbulences provoquées par les vents contraires.

«À partir des constats de l'équipe, le FMI va préparer une lettre d'évaluation, requise par un certain nombre d'institutions financières internationales qui envisagent d'apporter une aide financière à la RDC.

«L'équipe des services du FMI a eu des entretiens avec le Premier Ministre, M. Augustin Matata Ponyo Mapon, le Ministre d'État chargé du budget, M. Michel Bongongo, le Ministre des finances, M. Henri Yav Mulang, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, et le Directeur de cabinet du Président de la République, M. Néhémie Mwilanya. L'équipe s'est également entretenue avec d'autres hauts responsables de l'État, ainsi qu'avec des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

«La mission tient à remercier les autorités de la RDC pour le dialogue fructueux qu'elle a eu avec elles et pour la chaleureuse hospitalité qui lui a été réservée».

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