13 Juin 2016

Burkina Faso: Le Conseil d'administration du FMI achève les quatrième et cinquième revues du programme mis en œuvre par le pays avec l'appui de la FEC et approuve le décaissement de 26,2 millions de dollars

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Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui les quatrième et cinquième revues des résultats économiques enregistrés par le Burkina Faso dans le cadre d'un programme économique appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)1. La décision ouvre la voie au décaissement de 18,57 millions de DTS (environ 26,2 millions de dollars), ce qui porte le montant total décaissé dans le cadre de l'accord à l'équivalent de 46,70 millions de DTS (environ 65,9 millions de dollars).

En achevant les revues, le Conseil d'administration a également approuvé la demande présentée par les autorités pour la modification de critères de réalisation. L'accord au titre de la FEC d'une durée de 36 mois a été approuvé par le Conseil d'administration le 27 décembre 2013 (voir le communiqué de presse 13/542) pour un montant total de 27,09 millions de DTS (environ 38,2 millions de dollars, soit 45 % de la quote-part du Burkina Faso). En juin 2015, le Conseil d'administration a approuvé une augmentation du niveau d'accès de 40 % de la quote-part, ce qui a porté le niveau total d'accès à 51,17 millions de DTS (environ 72,2 millions de dollars).

À l'issue des délibérations tenues aujourd'hui par le Conseil d'administration, M. Min Zhu, Directeur général adjoint et Président par intérim, a rendu publique la déclaration suivante :

«En dépit d'une conjoncture intérieure et extérieure délicate, le Burkina Faso a continué d'enregistrer des résultats satisfaisants dans le cadre du programme appuyé par le FMI. Bien que les attentats terroristes aient perturbé la reprise économique, la croissance devrait regagner en vigueur en 2016-17, impulsée par la solidité de l'activité minière, l'amélioration de l'offre d'énergie et le renforcement de l'exécution des investissements publics. Les principaux risques qui pèsent sur ces perspectives favorables sont liés à la fragilité de la situation sécuritaire, aux difficultés à satisfaire l'accumulation de revendications sociales et de demandes d'investissement, et à l'impact d'un repli continu des cours des matières premières.

«Les autorités ont pour principal objectif en 2016 de créer une marge de manœuvre budgétaire suffisante pour financer les dépenses prioritaires sociales et infrastructurelles, y compris la mise en œuvre de leur nouveau plan de développement. Dans cette perspective, elles ont entrepris un vaste programme de mesures d'administration fiscale et douanière destinées à rattraper le terrain perdu dans la mobilisation des recettes intérieures. Il sera nécessaire de poursuivre les efforts destinés à maîtriser les dépenses courantes, masse salariale comprise, et de corriger les goulets d'étranglement dans l'exécution des projets pour faire en sorte que l'investissement public remonte rapidement aux niveaux d'avant crise.

«Les autorités profitent également du repli des cours du pétrole pour corriger certaines déficiences structurelles de longue date dans le secteur énergétique. La pleine mise en œuvre de ces mesures contribuera à réduire les subventions de l'État et les engagements conditionnels envers le secteur et contribuera à accroître les investissements dans la production d'électricité. À l'avenir, il sera également important de prendre des mesures pour diversifier le secteur agricole et créer un environnement propice à la prestation de crédit au secteur privé».

1 La FEC est un mécanisme de prêt qui permet d'accompagner des programmes de manière soutenue à moyen terme dans les cas de difficultés persistantes de balance des paiements.

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