16 Septembre 2016

Cameroun: Cinéma - Hicham Ayouch peint Sankara

Le réalisateur marocain s'attaque à un nouveau projet audacieux avec une première fiction sur ce personnage politique de légende.

Des projets à la pelle. Hicham Ayouch est toujours paré à voler plus haut. A peine remis de son succès avec « Fièvres », Etalon d'Or de Yennenga 2015, récompense suprême du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le réalisateur marocain se lance dans une toute nouvelle aventure. Une fiction, long-métrage autour de Thomas Sankara, probablement l'homme politique le plus adulé d'Afrique. Un mythe que Hicham Ayouch veut percer de l'intérieur. « L'Afrique est un continent qui aime beaucoup les contes, les histoires », souligne-t-il. Alors Hicham Ayouch les raconte avec sa manière à lui de voir le monde, sombre parfois loufoque. Ce journaliste de formation, après avoir parcouru le monde avec son micro, finit par le ranger au placard. La raison ? Un jour, il en a eu juste un peu marre de demander aux autres ce qu'ils pensent du monde. « J'ai eu envie de raconter ce que moi je pensais du monde », dit-il. Le passage du journalisme à la réalisation était un besoin d'expression qu'il s'octroie à sa façon, en toute indépendance et avec franc-parler.

Ses films touchent différents aspects, mais leur particularité reflète des personnages, hommes, femmes et enfants aux sentiments tiraillés, profonds, et pourtant très révélateurs. Ligne directrice retrouvée dans ses œuvres, qu'il s'agisse de son premier long métrage de fiction, « Les Arêtes du cœur », « Poussières d'ange » (long métrage documentaire) sortis en 2007. « Fissures » (2009), puis Fièvres (2014) dessinent avec peu de contours la réalité de sa vision du 7e art. Le cinéma, il l'aime, parce que pour lui, « c'est un art qui prend un peu de chaque art ». Pour l'heure, il se concentre sur Thomas Sankara. Son vœu, sortir le film en 2017, à la faveur des 30 ans de la mort de Sankara. Cela va dépendre des financements, car il aimerait bien une production internationale, avec des investisseurs africains de préférence.

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