11 Octobre 2016

Cameroun: Electrification rurale - Bangangté et Fokoué se mettent à l'énergie durable

« Dès demain ! ». C'est avec une mine très enjouée et le regard lumineux que Célestine Ketcha Courtes, présidente du Réseau des femmes élues locales d'Afrique, section du Cameroun (REFELA-Cam) a annoncé la date de lancement de l'électrification rurale à énergie durable des communes de Bangangté et de Fokoué, dans la région de l'Ouest Cameroun.

La cérémonie de signature de la convention de partenariat pour le financement de ce projet, à hauteur de 700 000 Euros (458,5 millions Cfa), a eu lieu le 03 octobre 2016 à Paris. « Au-delà des bienfaits de l'électrification, ces localités vont aussi connaître des embellies, non seulement, sur le plan sécuritaire, mais également dans les tâches ménagères quotidiennes des femmes et des jeunes filles de la commune », s'est réjouit Célestine Ketcha Courtes, par ailleurs maire de Bangangté.

Selon Thierry Vandevelde Délégué général de la Fondation Veolia partenaire financier et technique de ce projet, l'initiative sera forcément une réussite. « Je suis très confiant puisque nous avions autrefois participé à un programme portant sur l'alimentation en eau et l'assainissement de la commune de Bangangté, ayant connu un réel succès », a-t-il rassuré.

Pour l'Association internationale des maires francophones (AIMF) qui coordonne le volet administratif et financier de ce projet, celui-ci rentre dans un long cheminement des relations entre le Cameroun et l'AIMF. « C'est au Cameroun que nous avons mis en œuvre nos projets les plus innovants et les plus importants. Il s'agit notamment d'un projet mis sur pied à Bangangté, relatif à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Nous avons également créé, par le passé, tout un réseau de classes et de salles multimédias à travers le pays », a déclaré Pierre Baillet, Secrétaire permanent de l'AIMF.

Selon une étude menée par l'Agence de régulation du secteur de l'électricité (Arsel), au Cameroun, près de 11 000 villages ne sont pas connectés au réseau électrique national. De sources officielles, le taux d'électrification en zone rurale se situe entre 15 et 20%. Pourtant, avec 12 000 MW, le Cameroun possède le troisième potentiel hydro-électrique en Afrique subsaharienne, après la République démocratique du Congo et l'Ethiopie. Plusieurs causes sont liées à ce déficit.

D'après Issiaka Fonfatawouo, directeur des études à l'Arsel, les projets d'électrification rurale, par leur caractère structurellement déficitaire et leurs petites tailles, n'intéressent pas souvent les grandes entreprises. « Elles préfèrent les grands projets avec les enjeux plus importants », indique-t-il. D'où l'importance du projet pilote en cours, extensible, à terme, sur dix-sept autres communes camerounaises gérées par des femmes.

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