30 Novembre 2016

Afrique: Dividende démographique et développement de l'Afrique ; les parlementaires africains s'engagent

communiqué de presse

CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES RÉSEAUX DE PARLEMENTAIRES EN POPULATION ET DÉVELOPPEMENT SUR LE THÈME « DIVIDENDE DÉMOGRAPHIQUE ET DÉVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE » DU 24 AU 26 NOVEMBRE 2016, À DAKAR, SÉNÉGAL

À l’initiative conjointe du Réseau des Parlementaires pour la Population et le Développement du Sénégal et du Forum des Parlementaires Africains en Population et Développement (FPA), une Conférence Internationale des Réseaux de Parlementaires en Population et Développement s’est tenue à l’Hôtel Radisson, à Dakar, au Sénégal, les 25 et 26 novembre 2016, sur le thème «Dividende Démographique et développement de l’Afrique». A l’issue des travaux, une Déclaration de Dakar sur l’engagement des parlementaires africains pour la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union Africaine sur le Dividende Démographique a été adoptée, et un plan d’action a été ébauché.

Organisée avec le soutien des partenaires techniques et financiers incluant l’UNFPA, l’IPPF, le Japon (ODA), le Royaume-Uni (DFID), l’agence américaine pour l’aide au développement USAID, le Service Social International (SSI) et la France à travers le fonds Muskoka, la Conférence de Dakar constitue une « étape décisive dans le processus de plaidoyer et de dialogue politique en préparation aux deux Sommetsde2017del’UnionAfricaineconsacrésà«l’exploitationdudividendedémographiqueenInvestissant dans la jeunesse ».

La Conférence a été précédée par la tenue de l’Assemblée Générale du FPA, le 24 novembre, avec au terme des travaux de cette journée, l’élection d’un nouveau Comité Exécutif et celle de l’Honorable Marie Rose Nguini Effa, du Cameroun, comme Présidente. Au cours de l’Assemblée Générale, M. Lucien Kouakou, Directeur Régional pour l’Afrique de l’International Planned Parenthood Federation/ARO (IPPF), a souligné le rôle déterminant des parlementaires dans l'organisation et la conduite des efforts en vue de tirer parti du dividende démographique. Abdou Mbow, vice-Président de l’Assemblée Nationale sénégalaise, a quant à lui rappelé combien la jeunesse de la population du continent africain constitue un formidable capital pour son développement et a assuré du soutien de l’État sénégalais aux initiatives du FPA. Après examen et avant clôture de l’Assemblée Générale, le projet de Déclaration de Dakar a été adopté à l’unanimité.

La Conférence a été ouverte, au nom de M. Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal, par l’Honorable Awa Guèye, 2ème vicePrésidente de l’Assemblée Nationale, et clôturée par M. Moustapha Cissé Lô, 1er vicePrésident de l’Assemblée Nationale. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de M. Mabingué Ngom, Directeur Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), M. Lucien Kouakou, Directeur Régional pour l’Afrique de l’IPPF, l’Honorable Marie Rose Nguini Effa, Présidente du FPA, l’Honorable Mously Diakhaté, Présidente du Réseau des Parlementaires pour la Population et le Développement du Sénégal, ainsi que les vice-Présidents de l’Assemblée Nationale du Bénin et du Zimbabwe.

M. Mabingué Ngom, Directeur Régional de l’UNFPA, a rappelé les actions de plaidoyer et de dialogue politique menées par le bureau régional de l’UNFPA « avec l’Union Africaine,auprèsdel’ensembledesparties‐prenantesetacteursclés,dansle cadre d’un  processus consultatif conduit avec les organisations de jeunes et de femmes, les organisations de la société civile, les leaders religieux, la communauté scientifique, les partenaires au développement techniques et financiers, ainsi que les agences du système des Nations Unies. Ont également été impliqués les leaders d’opinion et décideurs politiques nationaux, le Forum des Parlementaires Africains, le Forum Economique Mondial, les institutions financières (Banque Africaine de Développement, Banque Mondiale), les organisations internationales, régionales, et sous régionales, les chefs d’États et de Gouvernements, ainsi que les parlementaires.

En séances plénières et à travers des sessions thématiques, plus d’une centaine de participants en provenance d’une quarantaine de pays se sont penchés sur diverses problématiques relatives au dividende démographique (éducation, santé, emploi, autonomisation des femmes et des jeunes) pour définir les contours d’un Plan d’Action qui sera le cadre de référence de leur contribution à la mobilisation des États africains, en faisant du dividende démographique la trame de la marche vers « l’Afrique que nous voulons en 2063 » et l’atteinte des Objectifs du Développement Durable, en droite ligne avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et l’Agenda 2030 des Nations Unies.

Le Forum des Parlementaires Africains en Population et Développement a réaffirmé, à Dakar, son engagement à poursuivre les efforts de promotion du programme d’action de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) de 1994. Les parlementaires Africains continueront à apporter leur contribution pour exploiter le dividende démographique pourledéveloppementdel’Afrique à travers la DéclarationdeDakar, qui s’engage à :

-          élaborer, renforcer et mettre en œuvre des législations, des politiques et des programmes nationaux appropriés, qui donnent la priorité à la planification familiale et s’attaquent à toutes les barrières à l’accès et à l’utilisation de la contraception pour éliminer les grossesses non planifiées et réduire la fécondité;

-          abroger les lois et les politiques qui entravent les droits et l’autonomisation des femmes et des filles, adopter et appliquer des lois qui protègent contre toutes les formes de discrimination et contre les traitements inhumains, telles que la violence sexuelle et sexiste et les pratiques nuisibles comme le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines ;

-          promouvoir et la promulguer des lois qui visent à accroître les budgets et à financer de façon adéquate l’accès universel à des services de SSR complets, de qualité et intégrés, afin de répondre aux besoins des adolescents, des jeunes et de garantir le bien-être des groupes vulnérables;

-          promouvoir, adopter et promulguer des lois qui visent à fournir à tous les jeunes et en particulier aux adolescentes, une éducation sexuelle complète, adaptée à leur âge et à leur sexe et fondée sur les droits, afin de réduire le nombre de grossesses chez les adolescentes et leur vulnérabilité aux infections sexuellement transmissibles et garantir leur autonomisation ;

-          promouvoir et appliquer des lois qui réforment le système éducatif et mettent l’accent sur l’innovation, le développement des compétences, la science, la technologie et l’entrepreneuriat;

-          promouvoir et promulguer des lois qui visent à favoriser des réformes économiques qui permettent de créer plus d’emplois de qualité et d’améliorer l’innovation et la productivité du secteur informel, qui est le plus grand employeur de jeunes et de femmes;

-          suivre la mise en œuvre  des programmes et la reddition de comptes quant à l’utilisation des ressources publiques;

-          ratifier et domestiquer des instruments juridiques et des cadres politiques internationaux, tels que la Charte africaine de la jeunesse et le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples sur les droits des femmes en Afrique;

-          Promouvoir et créer des partenariats entre les réseaux de parlementaires du monde entier sur la population et le développement, et en particulier sur la coopération Sud‐Sud, afin de relever les défis en matière de population et de développement.

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