12 Janvier 2017

Togo: Les députés de l'opposition de la région des Savanes démontent le gros « mensonge » de leurs collègues du pouvoir

Les résultats du concours d'entrée à l'Ecole Nationale des Instituteurs (ENI) publiés dans le mois de décembre 2016 ont crée une situation explosive dans les rangs des candidats malheureux et même des autorités.

Après le passage des députés UNIR (Union pour la République) de la région des Savanes, qui ont le 05 janvier dernier, rencontré les enseignants et les candidats malheureux au concours de l'ENI dont les résultats posent problèmes, ceux de l'opposition, Tône-Cinkassé ont à leur tour rencontré les mêmes cibles pour non seulement les éclairer la réalité, mais aussi, démentir les propos de leurs collègues de l'UNIR.

La délégation, composée de Pierre Jimongou, député de l'Union des Forces du Changement (UFC), président de la commission Education à l'Assemblée Nationale et de François Nangbandja Kampatibe, député de l'Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), qui avaient à leurs côtés le Secrétaire Général de la préfecture de Tône, Esso Pirénèwè.

Dans un premier temps, les députés de l'opposition ont démenti le fait que les députés de l'UNIR aient pu dire qu'ils entreprennent la tournée au nom des députés de la région des Savanes.

Les élus de l'opposition déplorent leur mensonge et déclarent que « les propos tenus par leurs collègues de l'UNIR n'engagent qu'eux. Ils sont venus en leurs noms et ceux de l'opposition n'en savent rien ».

Leurs actes n'est qu'une sorte de bidonnage d'un travail commencé par le président de la commission Education au sein de l'Assemblée Nationale, M. Jimongou qui a rassemblé tous les messages de désolation, de plaintes et de revendication sur les réseaux sociaux qu'il a envoyés aux députés de la région, le temps pour eux tous de se retrouver pour définir une conduite à tenir.

Ils sont surpris d'apprendre que les députés UNIR soient arrivés pour une tournée non seulement pour dire aux populations que c'est eux qui ont mené des actions auprès du gouvernement jusqu'au chef de l'Etat pour aboutir à l'annulation des résultats et la reprise du concours, mais aussi, ils l'ont fait au nom de tous les députés de la région.

« Ce qui est faux », selon le député Kampatibe. Pour lui, leurs collègues ont voulu utiliser cette situation pour se procurer une gloire les garantissant des points électoraux.

Il a ajouté que leurs collègues ont déclaré devant les populations qu'il n'y avait pas de fraudes avérées, pourtant, le ministre des enseignements Primaire et secondaire avait affirmé et continue d'affirmer que ces fraudes ont été réelles et que c'est suite à ces fraudes que le gouvernement dans sa souveraineté a décidé reprendre le concours.

Même le ministre a aussi dénoncé les interventions qui sont allées jusqu'à 8000 pour les 1500 places prévues sur plus de 30 000 candidats au premier concours. Dr Kampatibe a continué indiquant que le ministre a promis veiller à lutter afin d'éviter des interventions lors des prochains concours qui seront dorénavant régionaux.

Pour finir, la délégation a promis « veiller à ce que le gouvernement respecte ses engagements ». Ils entendent prendre le gouvernement aux mots et ont convié les candidats à se préparer activement pour affronter l'épreuve de la reprise du concours le 25 janvier prochain.

Après un vif débat, les candidats et enseignants ont déploré l'attitude mensongère des élus du parti UNIR qui n'ont pas dit la vérité. Ils ont remercié les députés de l'opposition pour leur volonté attachée à la recherche des voies de sortie de la crise qui prévaut actuellement.

Ils ont aussi souhaité que pour le précédent concours, que l'on fasse une « faire reclassification des copies des écrits dans les centres de Dapaong et de Tsévié où le concours a été repris.

Une fois cette classification faite, qu'ils retiennent les meilleures notes, retiennent le quota envisagé et on publie ces résultats sans cela, la crise va perdurer ».

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