19 Janvier 2017

Soudan: Un expert de l'ONU se félicite de la décision des États-Unis de lever les sanctions économiques contre le Soudan

Le Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et les sanctions internationales, Idriss Jazairy, s'est félicité jeudi de la décision récente prise par le Président américain Barack Obama de lever la plupart des mesures coercitives unilatérales ciblant le Soudan.

« En procédant à la levée des sanctions ciblant le Soudan après avoir adopté des décisions similaires concernant Cuba et l'Iran, le souvenir que laissera le Président Obama sera celui d'un leader ayant entendu les voix de la communauté internationale et des parties prenantes, en particulier celles des pauvres et des démunis qui, bien que non visés, étaient les victimes de telles sanctions », a déclaré M. Jazairy qui a fait état de manière détaillée dans ses rapports sur l'impact négatif sur les droits de l'homme de telles sanctions et ce depuis sa visite dans ce pays en 2015.

La décision de l'Administration Obama de révoquer les sanctions prises par voie d'ordre exécutif et ne nécessitant donc pas un débat au Congrès, s'inscrit dans la ligne tracée par la recommandation d'Idriss Jazairy dans son rapport de septembre 2016 au Conseil des droits de l'homme. Dans ce rapport, M. Jazairy avait émis une mise en garde quant à l'imposition de mesures coercitives unilatérales qui « restreignaient le commerce et l'investissement dans le pays, ce qui contraignait la population à être confrontée à d'énormes défis pour assurer l'exercice de ses droits humains ».

L'expert a noté que la décision du Président Obama reconnaissait le fait que le gouvernement du Soudan avait adopté des 'actions positives' au cours des six derniers mois. « J'encourage les autorités soudanaises à intensifier leurs efforts en faveur de la paix et de la stabilisation et en vue de la promotion des droits de l'homme », a-t-il ajouté.

L'expert a souligné les effets nocifs des mesures coercitives unilatérales qui affectent de manière significative le droit à la santé et à un niveau de vie décent, le droit à l'alimentation le droit à l'instruction et le droit au développement dans le pays. Il a aussi déploré que les exonérations du régime des sanctions aient été en grande partie sans effet « lorsque les transactions financières avec le système bancaire au Soudan étaient prohibées ».

Finalement, le Rapporteur spécial a noté avec satisfaction que la recommandation qu'il avait émise de constituer un mécanisme pour permettre de se procurer des médicaments de nature à sauver des vies, avait également été suivie d'effet par l'établissement, avec l'aval des Etats-Unis, d'un tel mécanisme sous les auspices du Bureau des Nations unies à Khartoum en coopération avec le Ministère de la santé en mars 2016.

Soudan

Le Conseil de sécurité proroge jusqu'au 15 mars 2018 le mandat de la MINUSS

Le Conseil de sécurité, considérant que la situation au Soudan du Sud continue de constituer une… Plus »

Copyright © 2017 UN News Service. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.