25 Janvier 2017

Cameroun: Joswua Aoudou - « Nous avons déjà saisi 585 tonnes d'emballages non-biodégradables »

Plus de trois ans après leur interdiction, les plastiques non-biodégradables c'est-à-dire de moins de 60 microns continuent de circuler.

Qu'est-ce qui explique cette résistance ?

Malgré l'interdiction et toutes les campagnes de sensibilisation y relatives, ces emballages hors norme, sont effectivement très présents dans nos marchés. Ils sont fortement utilisés par les commerçants qui font la sourde oreille. Ceci s'explique principalement par la porosité des frontières.

D'où proviennent-ils, de l'intérieur ou de l'extérieur du pays ?

Ils viennent principalement des pays voisins notamment du Gabon et du Nigéria. Cependant, une bonne partie de ces plastiques non-biodégradables est produite ici au Cameroun. Mais, depuis l'interdiction des ventes, les producteurs locaux s'efforcent de fabriquer des emballages conformes, allant au-delà de 60 microns.

Quelle quantité de plastiques avez-vous saisie jusqu'ici et à quels usages sont-ils destinés ?

Depuis avril 2014 jusqu'à ce jour, nous avons confisqué 585 t de plastiques. Ceux-ci sont rendus inutilisables et par la suite, remis aux entreprises disposant d'une technologie de recyclage pour pouvoir produire des emballages conformes et même des pavés. La production de plastiques répondant aux normes suffit-elle à satisfaire la demande locale ? Ce type d'emballage est disponible. Cependant, les commerçants ont un accès plus facile aux plastiques noirs, non biodégradables.

Que faites-vous pour venir à bout de ces plastiques non-biodégradables ?

On ne pouvait pas interdire leur utilisation d'un trait. Nous avons procédé de manière progressive. Nous faisons régulièrement des contrôles dans les marchés et les magasins. Cette année, nous envisageons de créer des postes de contrôle au niveau des frontières pour pouvoir bloquer le flux des emballages qui vient de l'extérieur tout en renforçant le contrôle à l'intérieur du pays. Nous prévoyons également de renforcer la répression qui consiste à saisir les emballages et à traduire les contrevenants devant les juridictions.

Cameroun

Dans les régions anglophones, les manifestants bravent les interdits

Journée tendue, vendredi 22 septembre, dans les deux régions anglophones du Cameroun. Des milliers de… Plus »

Copyright © 2017 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.