4 Février 2017

Mali: Libération des otages d'Arlit - Mohamed Akotey réfute les propos d'Ahmada Ag Bibi

Dans le dossier des négociations pour la libération des otages d'Arlit et les liens possibles avec l'assassinat de nos collègues Ghislaine Dupont et Claude Verlon, RFI vous a proposé cette semaine deux interviews exclusives : celles du négociateur nigérien Mohamed Akotey et celle de l'intermédiaire malien Ahmada Ag Bibi, qui présentent des versions très différentes sur les rôles respectifs des différents acteurs de la libération des otages français. Aujourd'hui, Mohamed Akotey livre de nouveaux éléments pour justifier son rôle dans cette libération, et notamment le nom de l'un de ses contacts : un homme dont le nom apparaît dans le double meurtre de Kidal.

Ahmada Ag Bibi, Touareg malien de Kidal, affirme que c'est lui l'intermédiaire, celui qui a mis en contact le chef d'Aqmi Abou Zeid avec le négociateur français Gadoullet, puis avec le négociateur nigérien Akotey. Il affirme également que c'est le travail de Gadoullet seul qui a permis la libération des otages d'Arlit.

Mohamed Akotey réfute et précise : « Je ne suis jamais passé par monsieur Ag Bibi. Je le vois souvent à Kidal ou quelque part au nord du Mali, mais vraiment pas dans le cadre des négociations. Jamais. La personne qui m'a permis d'être en contact avec Abou Zeid s'appelle Ibarjhim Ag Inawalen, il est décédé. »

Ibrahim Ag Inawalen, surnommé Bana, est un proche d'Iyad Ag Ghali. Il deviendra cadre de son groupe jihadiste Ansar Dine. Il est également proche d'Abdelkrim Al Targui, un chef de katiba d'Aqmi, comme lui Touareg de Kidal, et dont le nom est également cité dans l'affaire des otages d'Arlit, sans que son rôle puisse être déterminé précisément.

Après l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, quatre jours après la libération des derniers otages, c'est Ibrahim Ag Inawalen qui aurait transmis la revendication d'Abdelkrim Al Targui. C'est ce qu'indiquent des documents déclassifiés des services français de renseignements, qui confirment également que les deux hommes, Al Targui et Inawalen, ont été tués ensemble, en mai 2015, dans une opération de l'armée française.

Enfin, selon le négociateur nigérien Mohamed Akotey, ce ne serait pas pour des raisons politiques ni à cause d'une guerre des services que le Français Gadoullet aurait été évincé et que la libération des otages aurait été retardée. Selon lui, il s'agit de problèmes de terrain, liées aux termes de la négociation.

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