5 Février 2017

Burkina Faso: Programme d'insertion socio-professionnelle des jeunes - Les enjeux expliqués

Le ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l'Insertion professionnelle a animé une conférence de presse, le vendredi 03 février 2017 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du programme d'insertion socio-professionnelle des jeunes.

Lancé officiellement le 26 novembre 2016, le Programme d'insertion socio-professionnelle des jeunes (PISJ), est rentré de plain-pied dans sa phase de mise en œuvre.

Les premiers responsables du département en charge de la jeunesse l'ont signifié au cours d'une conférence de presse, qu'ils ont animée pour présenter, une fois de plus, le PISJ, faire l'état de sa mise en œuvre et envisager les perspectives.

C'était le vendredi 03 février 2017 à Ouagadougou. Le ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l'Insertion professionnelle, Jean-Claude Bouda a, d'entrée de jeu, déballé le contenu de ce programme qui s'articule, selon lui, autour de trois grandes composantes.

La première, relative aux travaux à Haute intensité de main-d'œuvre (HIMO), concerne les jeunes âgés de 18 à 45 ans et vise les actions telles que le recrutement de ces jeunes et la formation de ceux-ci aux métiers pour leur insertion professionnelle.

« Les personnes qui seront recrutées pour les HIMO percevront une allocation mensuelle de 37 000 F CFA sur une période de six mois », a déclaré le ministre Bouda.

La deuxième composante du PISJ, consacrée au renforcement de l'employabilité, prévoit le placement en stage de pré-emploi de jeunes diplômés ou qualifiés et la formation de conducteurs polyvalents d'engins lourds.

A en croire, le ministre en charge de la jeunesse, tout jeune diplômé des universités, instituts et écoles supérieures, qualifié des centres de formation professionnelle, déscolarisé et titulaire du permis de conduire peut être bénéficiaire.

Les jeunes qui seront placés en stage de pré-emploi bénéficieront, pendant 12 mois, d'une allocation mensuelle de 40 000 à 60 000 F CFA, selon le niveau d'études et une bourse de 23 000 F CFA par mois sera accordée à ceux recrutés pour la formation à la conduite des engins lourds, aux dires du ministre Bouda.

Quant à la troisième composante, elle est exclusivement orientée vers l'insertion professionnelle et vise, pour ce faire, le financement des projets des jeunes. Au total, trois actions majeures sont prévues pour la mise en œuvre de cette composante.

Il s'agit du financement des projets innovants et structurants des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur, du financement des projets pour l'insertion professionnelle des jeunes bénéficiaires des HIMO et de l'appui à l'installation des jeunes formés aux métiers agricoles.

« Ces actions de financement concernent les jeunes diplômés des universités, instituts et écoles supérieures, les jeunes qualifiés des centres de formation professionnelle agricole, les jeunes enrôlés pour les HIMO », a confié Jean-Claude Bouda.

Sur quelle base les bénéficiaires des trois composantes seront sélectionnés parmi de multitude de jeunes qui remplissent les conditions requises ?

Le coordonnateur du PISJ, Larba Christian Darankoum a fait savoir que le ministère va procéder à un tirage au sort. Outre le contenu du PISJ expliqué aux journalistes, le ministre Bouda a fait l'état des lieux de la mise en œuvre de ce programme.

Pour lui, depuis le lancement officiel du PISJ, quelques activités ont été réalisées ou, sont en cours de réalisation.

Il s'agit, entre autres, de l'organisation de rencontres d'informations avec, d'une part, les maires des communes urbaines sur la mise en œuvre du programme HIMO et, d'autre part, les organisations faitières du secteur privé pour le placement de jeunes diplômés en stage de pré-emploi.

En plus de ces actions, une campagne de recrutement a été lancée dans toutes les communes urbaines du Burkina Faso pour les HIMO et dans les 45 provinces pour la formation à la conduite d'engins lourds.

Avez-vous réfléchi aux mécanismes de suivi des jeunes bénéficiaires du PISJ ? A cette préoccupation des journalistes, le ministre Bouda a rassuré qu'un dispositif de suivi sera mis en place pour accompagner les jeunes entrepreneurs.

Burkina Faso

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