4 Février 2017

Sénégal: Vallée du fleuve Sénégal - Du riz en souffrance attend preneur

La commercialisation du riz constitue un véritable casse-tête pour les producteurs et cela risque de poser un problème de solvabilité pour les acteurs qui vont bientôt démarrer la contre saison.

Trouver un preneur pour le riz sénégalais constitue un véritable casse-tête pour les producteurs rizicoles de la Vallée du Fleuve Sénégal. Profitant de la visite du Ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, en tournée de suivi de la campagne dans le nord du pays, les acteurs ont montré d'importantes quantités de riz blanc et paddy qui sont d'une qualité sans commune mesure, mais en souffrance dans leurs rizeries et magasins de stockage. Ce qui constitue, selon eux, un véritable frein pour s'engager dans la contre saison, faute de solvabilité bancaire.

Dans la Vallée du Fleuve Sénégal, les complaintes se multiplient du côté des producteurs de riz. Avec des quantités énormes et de très bonne qualité, ils n'arrivent pas à trouver des acquéreurs pour leurs stocks car la vente pose un véritable problème. Korka Diaw, productrice et transformatrice basée à Richard Toll, se dit très étonnée lorsqu'elle entend dire qu'il n'y a pas de riz de la Vallée. Disposant de plus de cinq cent (500) tonnes de riz blanc non vendues et d'une très grande quantité de riz paddy, Korka Rice précise qu'elle a mis aux arrêts ses unités de transformation de riz, faute d'espaces de stockage car tous ses magasins sont remplis de riz blanc et paddy.

A Thiagar, dans la Société Coumba Nor Thiam, chez Mbodji et frères tout comme chez les frères Diallo du GIE Naxari Derète, la situation reste échangée. C'est quelque cinq cents (500) tonnes de riz blanc non vendues et deux mille cinq cents (2 500) tonnes de riz paddy non transformées qui campent le décor chez Coumba Nor Thiam sans compter les six mille (6 000) tonnes de paddy et plus de sept cents cinquante (750) tonnes de riz blanc le GIE Naxari Derète.

Dr Papa Abdoulaye Seck a fait savoir sur un ton alarmiste que «ce qui se passe est grave». Selon lui, «si nous voulons véritablement réaliser l'autosuffisance, il est essentiel que nous puissions, au moins, faire deux cultures. Si nous n'arrivons pas à écouler la production du pluvial, c'est clair que les acteurs vont perdre leur solvabilité bancaire et ne pourront pas aller en contre saison».

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