2 Février 2017

Afrique: Sauver des vies, changer les moyens d'existence par un financement novateur

Répondre aux enjeux planétaires que nous connaissons aujourd'hui passe par des approches nouvelles et variées.

En tant que partenariat du 21e siècle, le Fonds mondial ne cesse d'envisager des modèles de financement novateur en dehors des sources financières habituelles pour atteindre l'objectif général d'en finir avec les épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme d'ici 2030.

Le Lives and Livelihoods Fund (Fonds pour la vie et les moyens d'existence) montre bien comment de nouvelles façons d'aborder les questions financières entre différents partenaires peuvent transformer la santé des pays et des communautés les plus déshérités.

Soutenu par la Banque islamique de développement et la Fondation Bill et Melinda Gates, le Lives and Livelihoods Fund offre un mécanisme innovant permettant de financer des projets en matière de santé, d'agriculture et d'infrastructures dans les pays membres de la Banque en associant subventions et prêts à des conditions libérales.

Cette semaine, le Fonds a signé son premier projet : un accord de financement à hauteur de 32 millions de dollars US pour soutenir les efforts déployés par le Gouvernement du Sénégal en vue d'éliminer le paludisme d'ici la fin de 2018.

Conçu en collaboration avec le Fonds mondial dans le cadre du Programme national de lutte contre le paludisme, ce projet proposera une formation aux agents communautaires et contribuera à la distribution d'un millions de tests de diagnostic rapide et de plus de 700 000 doses d'antipaludiques, en plus de fournir des moustiquaires à plus 2,5 millions de personnes.

Tirant parti de l'engagement pris par le Sénégal et des efforts exceptionnels que le pays a fourni dans la lutte contre le paludisme, le projet du Lives and Livelihoods Fund l'aidera à passer de la première phase de riposte au paludisme, la « phase de maîtrise », à celle de « pré-élimination ».

On ne peut qu'imaginer les conséquences en termes de développement et de progrès social. Une vie arrachée aux griffes du paludisme, c'est une petite fille qui grandit après son cinquième anniversaire parce qu'elle et sa famille peuvent compter sur la protection d'une moustiquaire.

Cette petite fille pourra terminer sa scolarité et devenir médecin, apportant ainsi sa pierre à une communauté stable et prospère. Ce qui rend ce programme de co-investissement différent de tous les autres, c'est le fait qu'il vienne en complément de moyens financiers déjà obtenus dans le cadre du cycle triennal de reconstitution des ressources du Fonds mondial.

Il apporte en outre des ressources supplémentaires pour permettre aux gouvernements de répondre aux critères de cofinancement du Fonds mondial, ce qui renforce l'appropriation par les pays et pérennise les programmes.

Ces nouveaux modèles sont à l'image des efforts que nous menons pour construire une vaste coalition de partenaires actifs dans la collecte de fonds en dépassant le cadre des organismes publics d'aide au développement, des grandes sociétés donatrices et des fondations pour obtenir la participation de nouveaux acteurs, investisseurs cherchant un impact social, particuliers fortunés, fonds souverains et caisses de retraite, banques et sociétés de gestion d'actifs, et institutions financières de développement.

Le Lives and Livelihoods Fund centralise également des ressources provenant du Fonds islamique de solidarité pour le développement, du Fonds qatari pour le développement, le Centre Roi Salmane de secours et d'aide humanitaire et le Fonds d'Abou Dhabi pour le développement.

En septembre 2016, les dirigeants de la planète ont promis 12,9 milliards de dollars US pour le partenariat du Fonds mondial dans le but d'accélérer la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

On doit la fabuleuse réussite de cet effort de collecte de fonds à l'engagement et à la vision d'avenir extraordinaires de pays du monde entier, aux rangs desquels figurent le Qatar, l'Arabie saoudite et le Koweït. Le résultat de la reconstitution des ressources découle en outre d'une collaboration plus étroite entre des partenaires financiers d'horizons divers en quête de possibilités de co-investissement.

La Banque islamique de développement s'est associée à la Conférence de reconstitution des ressources de Montréal, au cours de laquelle ces 12,9 milliards de dollars US ont été levés. Nous réfléchissons en ce moment à des plateformes de co-investissement en partenariat avec la Banque dans les États membres de l'Organisation de la coopération islamique.

À ce jour, 50 de ces 57 États membres mettent en œuvre des programmes soutenus par le Fonds mondial pour lutter contre les maladies et construire des systèmes résistants et pérennes pour la santé.

Ces investissements dans la santé profitent également à la prospérité économique et sociale, ce qui a des effets sur l'éducation, le recul de la pauvreté et la stabilité à longue échéance.

La santé internationale est une responsabilité qui incombe à chacun. Grâce à des solutions neuves et novatrices pour financer la santé, nous pouvons débarrasser le monde du VIH, de la tuberculose et du paludisme.

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