16 Février 2017

Cameroun: Mélong se refait une santé

La localité, autrefois nommée « cité du café», continue sa modernisation.L'arrondissement le plus peuplé du département du Moungo. C'est ainsi que Dieudonné Mbenda, 23e sous-préfet de Melong, qualifie sa vaste circonscription administrative de plus de 900km². Circonscription qui, de par son cosmopolitisme, a parmi ses maitres-mots, brassage.

Melong, c'est une mosaïque de cultures, de peuples qui s'épanouissent dans le travail de la terre. Parce que oui, c'est un grand bassin de production, dont on peut mesurer la richesse le samedi, grand jour de marché.

Même si l'on peut retrouver des vivres tous les jours dans les trois grands espaces-marchands de l'arrondissement que sont Melong-centre, Ngwasso, Bokambo. Et il n'est pas question seulement de produits de la terre dans ces marchés. Il est aussi question de vêtements, de quincaillerie, etc.

Melong, ancienne « cité du café », une culture qui retrouve des couleurs, n'hésite pas à diversifier son économie. Une économie dans laquelle on trouve aussi sa richesse touristique, la commune étant gâtée par la nature : La villa Luciole, célèbre maison d'hôtes à Mbouroukou, le mode de vie des Mbororos, ces nomades peuls qui font briller l'autre grande activité de l'arrondissement qui est l'élevage, la fabrication artisanale de fromage, un parc qui vient d'ouvrir ses portes et des attractions partagées gracieusement par les arrondissements voisins, notamment les chutes d'Ekom-Nkam à Bare-Bakem et les lacs jumeaux de Manengouba à Bangem (région du Sud-Ouest).

Mais le tourisme de la circonscription ne se limite pas à des merveilles naturelles. Ces jours-ci, il va aussi se conjuguer au même temps que les prouesses de Stade Renard de Melong, l'équipe de l'arrondissement, qui vient d'accéder en première division du championnat national de football.

Une aire de jeu moderne pour accueillir les matches du club va d'ailleurs augmenter son capital-attractivité. Surtout que le chef-lieu d'arrondissement s'oriente résolument vers la modernité. Et l'une des preuves de cette modernité, c'est la propreté. Comme l'avoue un habitant : « On ramasse les ordures tous les jours. C'est devenu propre ».

Cartographie

La modernisation, une donnée importante pour cette contrée dont le centre, la ville de Melong, située à moins d'une quinzaine de kilomètres de Nkongsamba, est un grand carrefour.

Sur la route qui mène à la région de l'Ouest. Sans oublier que la localité partage une frontière également avec le Sud-Ouest. Et de plus en plus, par le travail de la municipalité et de l'Etat, l'arrondissement sort de l'enclavement avec l'ouverture de certaines routes rurales.

A côté de ces facilités pour l'agriculture, l'arrondissement est plutôt bien loti, en termes d'infrastructures. Comme l'explique le sous-préfet : « Sur le plan administratif, en termes de services déconcentrés, presque tous les services publics sont représentés, à Melong. »

Pour le volet éducatif, on compte au moins une cinquantaine d'établissements dans l'éducation de base, et de nombreux lycées. Côté santé, l'arrondissement dispose d'un service de district de santé avec un hôpital de district, deux centres médicaux d'arrondissement (CMA) et plusieurs Centres de santé intégrés (Csi).

Autant d'atouts pour un terroir bien décidé à se développer, où les maisons en dur prennent le pas sur les constructions en planches. Dans la digne lignée de la signification du nom Melong en langue Mbo, l'un des peuples autochtones avec les Elong : « je construis ».

Vision:

Bienvenu Nya: « Nous avons besoin de petits crédits », Président des commerçants des marchés de Melong.

« Ailleurs, on donne de petits crédits aux commerçants pour développer leurs affaires, faire grandir leur affaire.

Ce n'est pas le cas ici.

Le maire fait beaucoup d'efforts, en construisant de nouvelles boutiques et en sécurisant nos marchandises.

Ce qui nous manque, c'est l'appui de l'Etat.

Nous aimerions obtenir cet appui, sous forme de petits crédits.

Cela permettra aux petits commerçants de développer leurs affaires. Et du coup, le taux de chômage va diminuer ».

Marthe Mbah: « Le manque d'engrais nous pénalise »,Productrice.

« Le principal problème que nous rencontrons est le manque d'engrais. Et aussi d'herbicides.

Parce qu'il y a, par exemple, certains insectes qui attaquent le maïs, le haricot et détruisent nos récoltes. Certains groupes de gens bénéficient de l'appui du ministère en charge de l'agriculture.

On nous a dit qu'il y a des aides qui ont été attribuées, pour nous permettre de bien travailler. Mais, ces aides n'arrivent pas jusqu'à nous.

Le bon point réside dans l'acheminement de nos produits. Les routes sont ouvertes un peu partout.

Là où il y avait des bourbiers, on a versé la latérite. Même les motos arrivent maintenant facilement dans les champs.»

Titus Eleganza: « Nous n'avons plus de registres », Secrétaire d'état civil.

« Au niveau de l'état-civil, nous avons plusieurs soucis.

Il y a beaucoup d'actes établis par les anciens officiers dont on ne trouve plus les souches. Mais, la difficulté la plus grande maintenant, c'est qu'avec la création du Bureau national de l'état civil (Bunec), qui devait fournir les registres d'état-civil, nous n'en avons plus, depuis février 2016.

Donc, les naissances depuis cette période jusqu'à ce jour, ne sont pas transcrites.

Et nous avons largement dépassé les délais d'établissement des actes.

es infirmiers ont juste déclaré les naissances au niveau des centres médicaux et nous on attend. Il n'y a rien à faire.

Cette centralisation du Bunec va être compliquée, tant qu'on ne délocalise pas ».

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