16 Février 2017

Congo-Brazzaville: Enseignement supérieur - Bruno Jean Richard Itoua entreprend une série de descentes dans les établissements privés

Le ministre de l'Enseignement supérieur qui a visité le 15 février dans l'après-midi l'université Henri Lopes, située dans le 2e arrondissement de Brazzaville, Bacongo, a encouragé son promoteur, Jean Didier Elongo, et son équipe pour la qualité de la structure.

Au cours de cette descente, la première du genre, le ministre et son équipe ont visité les différents compartiments de cet établissement privé, notamment les trois bâtiments de deux niveaux chacun comprenant, entre autres, des salles de classe et l'administration.

Abordé à la fin de la visite qui va se poursuivre dans d'autres établissements, Bruno Jean Richard Itoua a indiqué que l'école privée doit être une alternative de qualité et le complément dont l'école publique a besoin de façon à mener ensemble la mission consistant à préparer l'élite de demain.

En effet, le ministre de l'Enseignement supérieur s'est dit heureux de toute initiative privée allant dans le sens de l'excellence, de la qualité et de l'exigence en matière de standards et des normes. Le but étant de refaire du Congo l'un des pôles les plus prestigieux en matière d'enseignement supérieur.

« Je suis heureux de voir qu'ici le promoteur, le président de l'université Henri Lopes a été exigeant parce qu'il faut être exigeant dans tout ce qui peut concourir à l'excellence.

Exigeant dans les infrastructures, dans la qualité des équipements, dans l'organisation, au plan académique et pédagogique, sur le corps enseignant ainsi que sur les normes et standards », a déclaré Bruno Jean Richard Itoua.

Il a également rappelé que le devoir du ministère est d'accompagner, d'assister, d'aider et d'appuyer de telles initiatives qui concourent au développement de ce sous-secteur.

Cette assistance peut être en forme de dispositions administratives et financières particulières, mais aussi en termes de partenariats locaux (université Marien-Ngouabi) et internationaux.

« Œuvrer pour que le maximum d'établissements privés puisse accéder à l'agrément définitif »

Interrogé sur les conditions d'obtention d'agrément et la reconnaissance des diplômes des établissements privés par l'Etat, le ministre a répondu qu'il y avait une réglementation et un certain nombre d'exigences à remplir.

Selon lui, il faut s'assurer de la qualité du diplôme et de sa crédibilité non seulement au niveau national mais aussi au niveau international. Pour ce faire, il faut se conformer aux normes du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (Cames) et respecter les engagements et accords que le pays a passés avec d'autres Etats.

Pour lui, le dossier de chaque établissement privé fera l'objet d'un traitement afin de comprendre pourquoi depuis 5 à 10 ans il est demeuré dans le provisoire.

La vision consiste à emmener ceux qui remplissent les conditions à obtenir l'agrément définitif rapidement afin de les aider à obtenir des prêts-bancaires, à former leurs enseignants et à refaire les programmes et les cursus.

« Nous sommes dans une démarche d'appui et d'aide pour que le maximum d'établissements privés puisse accéder à l'agrément définitif.

Dès l'instant qu'on a l'agrément définitif, leurs diplômes seront reconnus partout où ils iront sur le territoire national. Nous nous battrons pour qu'ils soient reconnus au niveau international », a-t-il laissé entendre.

L'ossature diplômante du système éducatif congolais au niveau de l'enseignement supérieur est basée sur le système LMD (Licence-Master-Doctorat). Mais dans les établissements privés et certains du public, on délivre des Brevets de technicien supérieur (BTS) et d'autres diplômes non inclus dans le système LMD.

« Il y a un certain nombre de certifications qui, aujourd'hui, sont légions notamment dans les TIC... Nous avons un énorme dossier aujourd'hui que nous devons ouvrir sur la question des diplômes d'enseignement supérieur.

J'espère que d'ici à la fin de l'année ce dossier arrivera à la table du Conseil des ministres pour statuer sur l'ensemble des diplômes considérés soient comme d'Etat, soient comme d'établissement », espère Bruno Jean Richard Itoua.

Il a, enfin, indiqué que le régime de convention était ouvert aux autres établissements privés. Ce qui leur permettrait d'avoir quelques avantages supplémentaires et engagements de l'Etat.

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