17 Février 2017

Congo-Kinshasa: 16 février 1992-16 février 2017 - Le pays toujours à la case départ

Les chrétiens congolais se sont souvenus hier jeudi 16 février 2017 de leurs frères et sœurs tombés sous la répression des forces de l'ordre au service du Marchal Mobutu le dimanche 16 février 1992. A cette occasion, une messe d'action de grâces a été organisée en la paroisse Saint Joseph de Matonge suivie d'une conférence-débat marquant ce 25ème anniversaire.

Célébrée par l'abbé Josée Mpundu, cette cérémonie religieuse a rappelé que des laïcs mécontents, réclamaient la réouverture des travaux de la Conférence Nationale Souveraine fermés par le 1er ministre Nguz. C'est ainsi qu'ils avaient fait face à une riposte des éléments armés qui n'avaient pas eu froid aux yeux pour les abattre.

Ce n'est pas le nombre des morts qui compte car, même un seul était de trop pour la République du Zaïre. 25 ans après, le peuple congolais doit comprendre que ces personnes ne sont pas mortes pour rien. C'est pour la justice, la vérité et l'égalité qu'elles avaient versé leur sang. Ces personnes avaient préféré mourir que d'agir contre leurs consciences et convictions religieuses.

Comme leçon à retenir, l'officiant a demandé aux chrétiens présents lors de cérémonie commémorative de ne rien craindre et d'agir conformément à leurs convictions. La loi divine à laquelle il faut obéir est celle de l'amour.

Donner, se donner et pardonner, tels sont les 3 actes qui démontreront l'amour de chacun. Aimer sa patrie, c'est s'engager à une terre où il fait bon vivre, une terre où règnent la justice, la liberté et la vérité car, il n'y a pas de vrai paix sans justice, la vérité et la liberté.

Il faut s'engager à respecter les lois du pays, à ne jamais trahir sa patrie. Ne pas prétendre respecter la constitution tout en posant des actes qui la viole 25ans après, chacun doit être prêt à donner sa vie pour un Congo que Dieu veut et non que les hommes veulent.

Le Congo à la case départ

« La marche de l'espoir 25 ans après, quelle perspective pour la RDC ? tel est le thème de la conférence-débat animée par le professeur Thierry Nlandu de la faculté des Lettres et Sciences Humaine de l'Université de Kinshasa.

Tout au long de son exposé, l'orateur a estimé qu'après 25 ans, la République démocratique du Congo est toujours à la case départ. Comme en 1992, la République démocratique du Congo est dirigée par des personnalités politiques qui refusent de quitter pacifiquement le pouvoir.

Ces dirigeants excellent avec des déclarations graves qui soufflent le chaud et le froid. Ils organisent des élections gagnées à l'avance dont la vérité se trouve après la virgule.

Actuellement, la tentation est grande de laisser faire les choses en RDC comme au Burundi, Rwanda, Congo/Brazza ville etc.

Mais, le peuple congolais fait preuve d'une expérience têtue. Il est déterminé à donner un autre tournant à son histoire en se permettant de rêver d'un bonheur familial. Lui qui est habité par le désir légitime de vivre heureux sur la terre de ses ancêtres.

C'est ce qui justifie actuellement le comportement de ce peuple qui, chaque jour qui passe, se livre à des expériences malheureuses avec des hommes politiques incapables de le sortir du gouffre.

Depuis 1992, ce peuple croit et se prépare à un avenir heureux. Son avenir fait peur et invite ceux qui refusent de comprendre à lire les signes du temps.

A travers les événements des 19-20 et 21 janvier 2015, ce peuple a fait comprendre qu'ensemble, on peut mettre fin à l'arrogance des hommes politiques. Ensemble, nous pouvons démontrer que la peur a changé de camp.

Les obsèques des artistes musiciens Marie Misamu, Papa Wemba ainsi que l'arrivée de la coupe obtenue par les Léopard après le CHAN peuvent démontrer clairement que cette peur change effectivement de camp.

La chance pour demain est de rester focalisé sur une lutte non violente car, il n'y a que ceux qui osent qui se trompent. Le peuple congolais est en mesure de se doter des dirigeants différents imposés par les maîtres du monde.

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