17 Février 2017

Afrique de l'Ouest: Plateforme d'accélération de la planification familiale des pays francophone - «The challenge initiative» d'Intrahealth offre le modèle de survie

«Intrahealth» a lancé jeudi dernier, la plateforme d'accélération de la planification familiale en Afrique de l'Ouest Francophone avec le modèle « the challenge initiative » qui sera exécuté dans les villes de l'espace concerné. Selon les acteurs, avec le défi urbain mondial qui prend des proportions, il urge de mettre en place ce programme afin de garantir un meilleur avenir aux familles et aux villes. Le lancement s'est fait hier, jeudi, à Dakar, par le ministre des forces armées du Sénégal, le docteur Augustin Tine.

La planification familiale reste un des meilleurs mécanismes pour la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile. Selon le directeur général d'intrahealth international, Papa Gaye, les pays à faible taux de planification familiale subissent le lourd tribut en mortalité maternelle. C'est le cas du Niger.

Ainsi pour renverser la tendance, il faut améliorer, selon lui, le secteur avec la mise en place du programme «the challenge initiative» qui englobe la santé reproductive urbaine qui sera déployée à grande échelle. Lancé jeudi dernier, à Dakar, les acteurs vont travailler en étroite collaboration avec les élus locaux. Une manière de les amener à prendre eux-mêmes, cette question en charge. « L'innovation pour cette plateforme sera de confier l'exécution des programmes aux collectivités locales et le ministère de la santé et les partenaires se chargeront des aspects techniques», a confié Thérèse Mahe Diouf Ba, directrice de la plateforme d'accélération de la planification en Afrique de l'Ouest francophone.

Pour la réussite dudit programme, les acteurs entendent s'appuyer sur l'expérience sénégalaise, devenue un modèle dans la sous-région. «Le Sénégal a fait beaucoup de progrès dans ce domaine. Le taux de pénétration est salutaire. Nous allons nous baser sur cette expérience pour pouvoir le reproduire dans les autres pays concernés par le programme afin d'arriver à lever les barrières sociales », a fait savoir M. Gaye. Pour ce nouveau programme, les villes devront postuler pour être éligibles.

A cet effet, un certain nombre de critères a été mis en jeu dont l'engagement politique et la volonté de mettre le programme à exécution. «Nous avons eu la présence des maires pour le lancement. C'est un bon début, nous espérons les avoir dans la mise en place du programme. Certes, toutes les villes ne seront pas enrôlées dans le programme en même temps. Il y a des critères de sélection, mais d'autres pourront être intégrés progressivement», fait savoir Thérèse Mahé Diouf Ba.

Et de poursuivre que la prochaine étape du projet sera de passer à la restitution des différentes décisions prises au cours de leur conclave qui a duré trois jours (14 au 16 février) dans les bases respectives. Le ministre des forces armées, docteur Augustin Tine, venu présider la cérémonie de lancement, a exhorté les élus locaux à soutenir le programme et à travailler pour sa pérennisation. Ainsi, dira-t-il à leur endroit : «vous avez bien compris que la santé est une compétence transférée. Elle n'est pas uniquement l'affaire du gouvernement, mais de tous. Il faut soutenir le projet à travers vos propres fonds car la planification familiale demeure la stratégie de lutte contre la mortalité maternelle».

Rappelons, selon les acteurs, que le nouveau modèle de développement «the challenge initiative» offre l'opportunité sans précédent d'avoir un impact considérable sur la santé reproductive des communautés urbaines pauvres et défavorisées.

Sénégal

Weebi, une application innovante au service des commerçants

Les outils numériques peuvent rendre de nombreux services, y compris là où on les attend le moins.… Plus »

Copyright © 2017 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.